J’ai été passé une semaine à Amos qui a (un peu) changé le mal de place. Mon nouveau spot pour écrire était le McDo vu qu’il n’existe comme plus aucun café cool avec le wifi là-bas, on dirait.

J’ai eu quelques accrochages avec mes parents, mais c’était mieux à la fin qu’au début et je pense que tout ça aura été productif. J’ai passé pas mal de temps avec ma mère à jaser des codes MBTI. T’sais, les codes Myers Briggs.

Tu peux faire le test ici pour avoir ton super code de personnalité. Moi, je suis INFP pis ma mère est ISFJ.

Elle m’a encore dit combien ils ne m’ont jamais compris comme parents et je ne suis plus capable d’entendre ça de sa part alors je lui ai traduit mon pdf de personnalité au grand complet. Même si elle ne dit pas ça avec cette intention-là, je trouve toujours ça blessant quand elle me dit ça.

Parlant des codes MBTI, je ne sais pas pourquoi tous les trippeux de signes astrologiques ne choisissent pas de tripper là-dessus à la place. Ils ont juste à donner des petits noms funky à chaque code de lettre et au moins, ç’a une base scientifique au lieu d’être des conneries de planète et de dates de naissance pas rapport.

Je trouve ça vraiment intéressant parce que ça aide à comprendre les gens et ultimement, ça aide à avoir de meilleures relations. Surtout avec de la bonne foi. Par exemple, on a appris que pour la personnalités de ma mère, les traditions sont plus importantes que les gens de ma personnalité à moi.

Donc c’est pas moi le asshole qui se crisse de Noël et elle qui a le coeur à la bonne place. C’est juste nos personnalités qui ont à coeur des trucs différents. On pourrait arriver au même résultat sans les petits codes si on était un peu plus mature, mais là les petits codes nous amènent des infos objectives qui aident à nous rendre là.

En tout cas, je vois que le temps passe. On dirait que les parents de mes amis sont tous rendus avec l’alzheimer. C’est vraiment une maladie horrible. J’ai même une amie de mon âge qui est en pré-ménopause précoce! Ça, c’est surtout drôle, mais quand même!

Et là, je suis de retour chez et je ne vais pas très bien. J’essaie de rapailler assez d’argent pour me payer un nouvel abonnement au gym. Là, je suis vraiment mal dans ma peau. Genre, mal dans ma peau de niveau je-ne-frencherai-plus-jamais-du-reste-de-ma-vie.

J’ai des matchs sur les apps et ça clique pas pire dans les échanges, mais j’ai pas envie de rencontrer personne parce que je me sens trop baquet et je ne veux pas être une déception.

Du coup, ça crée vite un cercle vicieux de mauvais self-esteem et d’isolement.

Hier, même si je me sentais comme un tas de marde incapable, j’ai opté pour sortir publiquement mon premier chapitre de Clandestino. J’ai écouté les conseils de mon amie qui était off à cause d’un problème de règles hardcore qui ressemblait à ça à un orifice près :

Elle voulait vraiment que je sois vendeur dans mon texte et tout ça. Résultat? 4 gros likes. :)

Ça, ça te replace un égo magané! ;) Mais bon, je ne sais pas combien de gens ont réellement lu le chapitre. J’ai l’impression d’être devenu invisible sur Facebook. Et en même temps, ce n’est qu’un putain de chapitre. Même plusieurs grands best-sellers ne convainquent pas grand-monde après seulement quelques page. Je dois juste continuer de bosser sur tout ça sans trop réfléchir à la popularité, mais quand t’as l’estime personnel qui traine par terre, tous les petits trucs t’affectent plus.

J’essaie de me dire que c’est le mois de janvier qui me fait filer comme ça. J’essaie fort. Je vais aller me changer les idées au cinéma. Je vais aller voir Bad boys for life… en solo.