J’ai lu cet article où j’étais super d’accord avec le titre, mais moins avec le texte qui est moins de mon bord politiquement. Il reste que les désaccords sur le web, ça dégénère souvent.

Là, on a raison de dénoncer les crinqués nationaleux qui freak out parce qu’un artiste a osé porter un macaron qui n’allait pas dans le sens de leurs valeurs. Il y a des exemples intenses dans l’article, mais j’ai vu plusieurs gens dans mes timelines capoter.

J’en ai vu qui généralisaient ça aux artistes comme s’ils pensaient tous pareils ou bien dire que les gens qui sont contre la loi 21 sont des traîtres à la nation.

Voyons, criss! Ces militants-là sont tellement lourds et sont parmi les plus désagréables du web québécois.

Ce que je trouve un peu sens unique dans l’article, c’est d’oublier l’autre bord. Oublier qu’au moment où la loi 21 essayait de passer, ses opposants en ont aussi garroché en masse de la haine. C’était encore le maudit Québec raciste, toute une gang de red necks. Des images du Québec qui trippe sur le KKK, des rapprochements avec les nazis, etc.

De la haine, il y en avait en masse! Une partie de la campagne fédérale suivante s’est même faite là-dessus.

D’ailleurs, vous remarquerez, la haine est toujours dans le camp adverse. Eux, ils ont la haine, nous on est du bon monde qui avons raison parce que nous sommes menés par notre coeur!

C’est comme si peu de gens avaient assez de recul pour réaliser que les deux côtés pouvaient avoir de bons points et du bon sens. Non, l’adversaire ne mérite jamais de vivre.

Pourtant, j’arrive à voir du bon des deux côtés la loi 21. En partant, j’applaudis chaque fois que la religion recule dans notre société. En même temps, la loi va sûrement faire que des femmes vont choisir de ne pas aller travailler dans certains postes qui auraient pu leur permettre de s’épanouir et ultimement, réaliser que leur religion est de la marde.

Aussi, je pense que le PQ et la CAQ ont beaucoup compté sur le côté xénophobe de la population dans ces enjeux-là pour gagner des points politiques, mais si on est honnête, on serait très naïf de ne pas voir que le PLQ et QS veulent gagner des points avec les communautés culturelles et immigrantes, donc est-ce que leurs positions sont toujours purement par ouverture sur le monde? Bien sûr que non.

Bref, je ne vois rien là-dedans qui est noir ou blanc et pourtant, sur le web, tout le monde est certain d’être parfait et que son opposant est el diablo, prince de la haine.

Et ce qui est plate, c’est que c’est gens-là, des deux bords, je les trouve poche. Quand je les vois dans mes réseaux sociaux, ils me gossent. Ils manquent de nuance. Ils se regroupent, ils s’autolikent. Ils sont trop partisans pis je trouve pas que ça aide toujours au débat public. Même que souvent, ça devient de la pollution.

Bref, m’semble qu’on gagnerait à être un peu plus dans la gang des nuancés. Bon, le branding est moins clair. Ils sont moins faciles à étiqueter parce qu’ils ne pensent pas tous pareil faque ils ont pas un groupe Facebook super clair où on peut dire que tout le monde dans le groupe pense la même affaire, mais ça donne du monde plus jasable pis qui sait, peut-être que par la bande, ça donne moins de gens dans l’autre groupe, le fameux bord de la haine.