Je me sens bien (libérééééé, libérÉÉÉÉÉ!!!) parce que je viens de livrer un chapitre à mes Patreons et je voulais vraiment closer ça avant la fin du mois.

Si tu m’as lu ici un peu ces derniers temps, t’as vu que mon mois d’octobre a été difficile et que j’ai même eu de la misère à écrire pendant un petit bout. C’est tellement pas moi d’avoir de la misère à écrire!

D’ailleurs, c’est venu sur le sujet à ma dernière thérapie de groupe!

Je racontais dans le post précédent que la semaine passée, j’avais un peu passé mon tour. Eh bien, cette semaine, c’était comme la grosse semaine « spécial Eric » pour faire du rattrapage et on a passé genre une heure sur mon cas. C’était vraiment gênant et justement, je me suis ramassé à jaser de mon projet Clandestino

Je pense que je suis toujours un peu fourré avec mon style d’écriture sur ce projet-là parce que je n’ai jamais voulu être écrivain et je ne me reconnais pas dans ce que je m’imagine être un écrivain.

T’sais, je n’ai pas d’amour des mots. Je n’ai pas un grand vocabulaire. Je ne connais pas les règles de français que mes amis écrivains connaissent. Je ne trippe pas à décrire une pièce pendant trois pages. Non seulement ça ne joue pas sur mes forces, mais ça ne joue pas sur mes intérêts non plus. Sans compter que comme lecteur, ce n’est pas ce qui m’intéresse non plus.

Pis quand je me force à « jouer à l’écrivain », je commence à perdre ma couleur, me perdre et je trouve vite que ça donne des textes beige. J’avais de la misère à mettre des mots sur tout ça et je trouvais ça ridicule de jaser de style d’écriture en thérapie, mais finalement, en jasant de tout ça avec les autres, j’ai comme compris que ce que j’y perdais, c’était mon authenticité, qui a pas mal toujours été au coeur de mon écriture et ce, à tous les niveaux.

Pis je pense que c’était ça mon frein (d’écriture).

J’ai aussi parlé que j’avais reçu deux cadeaux de mon lectorat. Tout le monde était bien impressionné. C’est qu’il y a quelques semaines, je me suis créé une liste de souhaits sur Amazon de plein de trucs que j’aimerais tellement m’acheter, mais que je ne suis pas capable de me payer.

J’ai partagé ma liste sur mes plateformes avec zéro attente, mais crime, une vieille amie du web à qui je n’avais pas parlé depuis une éternité m’a acheté une imprimante laser monochrome pis avant-hier, j’ai reçu une lampe d’une autre amie rainmaker qui me suit depuis super longtemps!

C’est vraiment cool le thrill de voir le livreur débarquer avec une boite sans que tu n’aies rien commandé!

Je sens qu’on a voulu m’encourager avec des cadeaux en lien avec mon écriture. J’essayais de m’en sortir sans imprimante, mais c’était rendu chiant en temps de covid et je vais apprécier les pauses d’écran que va m’offrir le papier. Et la lampe va justement aider rendu là. Elle est vraiment cool!

Mais bref, c’est weird parce que lorsque je racontais ça dans le groupe de thérapie, j’avais l’impression qu’ils s’imaginaient que j’avais des milliers de fans, mais je suis loin d’en avoir tant que ça.

J’ai juste les meilleurs. ;)