5. Il est hyper important de faire la distinction entre le bilinguisme individuel et collectif. Oui, il est souhaitable pour un francophone d’apprendre l’anglais de nos jours, comme c’est  important pour les Suédois et les Finlandais (qui le parlent très bien, d’ailleurs). C’est la langue des affaires, de la technologie, d’une immense partie des produits culturels, etc. C’est juste que ça n’a rien à voir avec l’idée d’avoir une seule langue officielle ou une seule langue commune. Et en passant, si notre moyen pour protéger le français est de ne pas apprendre l’anglais individuellement et donc, se déconnecter individuellement du reste de la planète, on se tire tous dans le pied.

4. On manque clairement d’initiative pour promouvoir le français. La culture francophone est gravement sous-financée et si on la compare à d’autres pays modernes et il faudrait faire beaucoup plus d’efforts dans ce sens-là. Cela dit, croire que le français peut survivre sans loi et seulement avec des élans de promotions positives, ça relève d’une très grande naïveté.

3. Il faut cesser de blâmer les immigrants pour le problème de la langue au Québec. C’est juste normal pour quelqu’un sans attachement particulier de se joindre à la culture dominante du pays où il débarque. Et la culture dominante au Canada, ce n’est pas le français.

2. La seule façon claire de s’assurer la survie du français en Amérique, c’est avec l’indépendance du Québec. Un Québec pays avec seule langue officielle et commune le français annule plusieurs problèmes concernant l’avenir du français. Tant que le Québec sera pris dans un pays bilingue, la langue française en Amérique dégringolera dans les statistiques jusqu’à son extinction. 

1. Reste à voir si la langue française est quelque chose d’important aux yeux des Québécois. Est-ce qu’on est prêt à faire ce qu’il faut pour la sauver? Est-ce qu’on est capable de se rassembler autour de cet enjeu-là?