Ma demande à la RAMQ pour de nouveaux antidépresseurs a finalement été refusé. Ils disent qu’il y en a encore d’autres antidéps que je n’ai pas essayé. J’ai donc attendu un autre trois semaines pour rien. Ça commence à faire plusieurs semaines de suite où je suis laissé à moi-même sans médication qui me soutient. (En plus, je n’ai plus de psy depuis un bout.)

J’ai arrêté de publier mes posts sur mes réseaux sociaux tellement j’étais tanné de déprimer tout le monde, mais c’est extrêmement dur à vivre et j’essaie de ménager les rares amis à qui j’en parle.

Je marchais sur Beaubien vendredi et je regardais les terrasses pleines avec des line-ups et ça me faisait mal de ne pas ressentir le même feeling que tout ce monde-là. De ne pas partager le même enthousiasme envers la vie qui reprend.

Quand je pense à aller sur une terrasse, je pense à …

  • Je n’ai pas les moyens d’aller là
  • Je ne peux pas boire
  • Je me sens terriblement moche
  • Quand je donne de mes nouvelles, c’est déprimant sur un temps rare

Ça me fait mal parce que j’ai peur de ne plus jamais faire partie de ce monde-là. Ça me montre combien je suis brisé. C’est comme si ça me montrait que ma vie le fun est passée pis ça me fout la chienne. Ensuite, je commence à me dire que personne ne voudra être ami (et encore moins blonde) avec quelqu’un qui fait partie de ce monde-là et ça se met à spinner…

J’essaie d’être rationnel. J’essaie fort d’être rationnel et me dire que je dois être patient et ne pas me fier à mon feeling du moment. Mais le feeling est si fort et les semaines sont longues.

Là, je parle à mon doc jeudi pour commencer un autre antidépresseur qui, dans le meilleur des cas, prendra encore quelques semaines à activer.