C’est rare qu’une série est bonne d’un bout à l’autre. C’est plus facile quand c’est une mini-série comme Chernobyl (HBO), mais ça ne joue pas avec les mêmes règles. Game of Thrones (HBO) a été en feu pendant un bon cinq-six saisons avant de vivre le pire crash de l’histoire des séries télé.

Souvent, il y a une lune de miel du début comme The Office (NBC) et ensuite, ça dure jusqu’à ce que les cotes d’écoute baisse trop ou que le cast sacre son camp. (Ou soit impliqué dans un scandale quelconque.) Ou bien la technique Stranger Things (Netflix) où l’on reprend sensiblement la même formule de la première saison géniale et ensuite l’effet pâlit à chaque nouvelle année.

Mais même dans le top du top, les instants de grâce sont difficile à maintenir.

The Wire (HBO) est une de mes meilleures séries de tous les temps, mais il y a des moments ardus à se taper. Genre, les deux premières saisons ont des débuts pénibles et la cinquième saison n’est pas aussi bonne que le reste.

Il y a aussi des émissions qui sont difficiles à se taper aujourd’hui parce que le format est désuet. La série House (FOX) avait des moments géniaux, mais aujourd’hui, 24 épisodes par saison dont une dizaine n’a pas tant d’impact sur l’histoire, c’est juste trop demandé.

La série Spartacus (Starz) commençait comme l’une des meilleures séries d’action de tous les temps, puis l’acteur principal meurt du cancer après la première saison.

Même si presque personne ne l’a vue, la première saison de The Newsroom (HBO) touche au génie, mais la deuxième est un tout petit peu moins bonne et la série s’arrête abruptement à la troisième parce que la série ne rencontrait pas son public. C’est chiant quand le problème est extérieur à la série.

Et j’avais envie d’écrire sur tout ça à cause de la série In Treatment (HBO) dont les deux premières saisons frôlent la perfection. Je viens de me les retaper et c’est juste incroyable. C’est de la télé de haute voltige qui est impossible à répliquer.

Impossible à reproduire parce que la série est à la base une série israélienne de deux saisons, et quand les Américains ont essayé de faire une troisième saison, ça sonnait faux. On avait encore les mêmes performances d’acteur et la même réalisation soignée, mais on avait avait perdu la profondeur, la petite touche de génie.

Et là, HBO essaie de revenir avec une saison quatre de pandémie avec des gens qui se jasent sur Zoom, mais je ne l’accepte juste pas. Il vaut mieux se retaper les deux premières saisons que de se taper ça.

C’est chiant quand une série cesse d’être géniale avant la fin. Ça empêche de bien boucler notre trip.