Je reviens d’Amos en Abitibi où j’ai été passé quelques jours. Je descends rarement dans ma ville natale parce que je n’aime pas ma vie, alors ça rend déplaisant de répondre 1000 fois à la question « Pis?! Qu’est-ce qui se passe de bon avec toi?! »

C’est OK avec des amis très proches où je peux être moi-même et leur faire le point sur ma dépression, mais avec les autres, je me sens hypocrite et j’aime mieux m’éviter ça.

Ce qui m’a vraiment fait chier, c’est que les cafés et petits restos de la ville étaient tous fermés par manque de main d’oeuvre. Il y a même une cook qui a sacré son camp en milieu de shift parce qu’elle était la seule à offrir des déjeuner en ville pis elle voyait ben qu’elle n’en viendrait jamais à bout!

C’est ce qui fait que j’ai fini par revenir plus tôt que prévu. Ça allait plutôt bien chez mes parents, mais si je voulais aller écrire tout seul tranquille pour m’évader, je n’avais nulle part où aller. Sans exutoire, je suis revenu avant d’imploser. J’espère qu’ils ne l’ont pas trop pris perso.

J’ai tout de même eu quelques soirées vraiment cool avec de bons amis qui m’ont faites du bien. C’est fucké parce que je vie des bons moments de bonheur où je me dis que je vais être OK, et le lendemain, le même mal-être après avoir encore dormi 14h. Ça ne me donne aucun momentum.

J’espère que la médication pourra aider bientôt, parce que ça devient décourageant.

Même l’écriture est super difficile ces temps-ci. L’écriture qui m’amène pourtant de l’énergie d’habitude. J’ai vu une TS avant de partir qui m’a dit d’écrire des trucs plus faciles. Genre, lâcher mes gros projets et écrire sur des petits trucs qui m’amusent avec zéro pression.

C’est pas évident parce que je sens tellement que je prends du retard depuis le mois de mars avec tous les fucks d’antidépresseurs que j’ai déjà raconté dans les derniers posts.

Tout me semble trop gros, ce temps-ci. Et c’est quoi écrire des petits trucs sans pression? J’ai commencé à temps perdu à me faire un top 50 des fois où je suis tombé en amour avec des perso de série télé. C’est pertinent, hein? Ouin…

C’est tellement difficile d’avoir une vie absolument vide où tu n’a pas la drive pour ne rien faire.