Je vais dangereusement bien

Je vais dangereusement bien

Ça fait un bout de temps que je veux écrire ce texte, mais je remettais toujours à plus tard parce qu’après 15 ans à traverser différents épisodes dépressifs, c’est difficile d’être 100% que mon état qui a du bon sens est là pour durer. Mais sincèrement, je me sens vraiment solide depuis un bon bout de temps et comme ma fête approche (toujours ma mère qui me rappelle ça, ahah), je me suis dit que je pourrais vous partager un petit bilan.

Il faut dire que cet état-là ne relève pas du hasard. C’est pas juste à cause du retour du beau temps ou que quelques bonnes nouvelles me sont tombés dessus. Non, j’ai buché pour y arriver. 2021 a été mon année la moins productive ever alors que je n’arrivais même plus à écrire pour un paquet de raisons. J’étais déjà très mal en point, la pandémie n’a pas aidé et j’ai passé presque toute l’année à tester de nouvelles médications. 

Mais j’ai fini par trouver et j’ai aussi eu un nouveau psy qui m’a fait enfin fait progresser beaucoup sur des trucs de fond. Du coup, je pense vraiment avoir quasi-réglé ce que je pourrais résumer ici grossièrement comme ma « blessure profonde ». Les trucs qui faisaient que je retombais constamment en dépression.

2022 a vraiment été ma meilleure année des 15 dernières jusqu’à maintenant. J’ai recommencé à écrire et mon énergie grimpe de mois en mois. Juste en exemple, j’ai fait un pitch pour une série en mars et quand j’y repense, l’énergie que j’avais à ce moment-là (que je trouvais déjà pas pire) n’a rien à voir avec là où j’en suis en ce moment. Remarquer que mon état continue de s’améliorer est vraiment encourageant.

Dans les dernières semaines, je bosse en parallèle à gérer l’autre truc majeur qui me tire toujours vers le bas : le côté argent. Le but étant de devenir « mon propre mécène » avec une job à temps partiel qui me permettrait d’atteindre une qualité de vie moins rough. Un revenu de base qui va m’apporter de la sécurité au lieu du stress des revenus misérables ou en montagnes russes.

Ce que je cherche dans un monde idéal, ce serait une job comme programmeur en informatique à deux jours par semaine. Je ne sais toujours pas si c’est quelque chose qui se peut, mais avec la pénurie de main d’œuvre, c’est mon nouvel espoir et objectif et j’ai maintenant une agente d’un organisme qui m’aide dans mes démarches. 

Avant, je ne voulais rien savoir de retourner travailler en informatique parce que j’avais l’impression de reculer dans ma vie. Mais à temps partiel où je peux continuer à écrire, ça me fait du sens. Il reste à voir si c’est possible. Je serais partant pour être à temps plein pour les premières semaines le temps de m’adapter. Je serais aussi prêt à faire du temps plein durant les périodes de rush. Je veux juste que dans les semaines ordinaires, ce soit possible de focaliser sur l’écriture. 

Dans ce même monde idéal, ce serait pour une compagnie l’fun qui va me faire sortir de chez nous et de mon isolement. Je comprends pourquoi tout le monde trippe sur le télétravail, mais perso, je ne veux rien savoir de ça. Je passe déjà le reste de ma semaine à en faire.

Je dois maintenant calculer ce que je veux comme salaire horaire. J’ai tellement perdu la notion de l’argent avec toutes ces années de pauvreté. Je n’ai plus aucune idée de la valeur des choses. Il y a aussi un programme gouvernemental qui fait que mon salaire sera subventionné en partie pour au moins le premier six mois.

Pour le reste, il y a encore un paquet de trucs à travailler, mais ça va venir avec le temps. Genre, la vie sociale est encore tranquille et j’ai zéro vie amoureuse, mais dans le positif, je n’ai même pas failli m’installer une app de rencontre de l’année. Ça ne me manque pas. Bon, je regarde beaucoup trop TikTok alors ce n’est pas vraiment mieux. Et je tweet aussi en débile. Mais rien de (trop) malsain.

Ma vie sociale est encore clairement manquante, mais avec l’énergie qui grimpe, je remarque que je fais plus naturellement des contacts avec le monde. J’ai plus envie de faire des trucs. Initier des trucs. Quand j’aurai plus d’argent et que je pourrai acheter un ticket de métro ou un verre quelque part sans fucker tout mon budget, ça va beaucoup aider.

Bref, beaucoup de travail encore devant moi, mais une base quand même solide. 


3 réponses à “Je vais dangereusement bien”

  1. Que je suis heureuse de lire ce texte. Bravo pour ton courage et ta persévérance, tu n’as jamais cessé de te relever. Il y a tellement de lumière dans ton texte, c’est tellement beau et inspirant.???

  2. Le site a enlevé les trois soleils à la fin de mon texte et les a remplacés par trois points d’interrogation…. Je ne peux pas les changer. Désolée…

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