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Le dernier espoir de la franchise Star Wars

Je voulais travailler sur plusieurs trucs durant les fêtes, mais mon cerveau est juste off dans les derniers jours. Je n’ai pas d’énergie. Je dors mal et durant le jour, je m’endors à mort. Il faut dire que le temps gris pis les journées de vingt minutes n’aident pas.

Mon cerveau se qualifie à peine pour endurer du divertissement, mais encore là, je dois slaquer sur les dépenses. Par chance, il y a un peu de Star Wars sur Disney+.

Avez-vous suivi la série The Mandalorian? C’est dans mon top 3 des meilleures séries de l’année.

The Mandalorian sur Disney+

La finale sortait aujourd’hui. Je me suis réveillé à 5h45 (à cause d’une envie de pisser si tu files TMI) pis vu que l’épisode était déjà sorti, je me suis tapé ça à moitié endormi et c’était malade!

En fait, j’ai plus trippé avec la première scène de ce matin que dans Rise of Skywalker au grand complet. Crime que c’était drôle! Je n’avais pas reconnu Sudeikis (un de mes ex-SNL préféré) sur le coup, mais ça ne me surprend pas que c’était lui parce que c’était hilarant.

Jason Sudeikis en stormtrooper

Pour les hardcore fans qui ont regardé les séries Clone Wars et Rebels, c’était encore meilleur. (Particulièrement la post-credit scene.)

Bref, dans une ère où les films de la franchise sont en chute libre, c’est fou à quel point le duo Favreau-Filoni est en plein ce dont Star Wars avait besoin.

Jon Favreau est un dieu quand vient le temps d’amener de l’action bad ass, du cuteness et de l’humour et Dave Filoni, créateur de Clone Wars et Rebels et héritier spirituel de George Lucas, est LA référence pour l’univers Star Wars. Et dans la dernière trilogie de JJ Abrams et Rian Johnson, crime que ç’aura manqué quelqu’un qui connait et respecte l’univers Star Wars.

Je comprends les artistes de vouloir créer des films que ça leur tente, mais il faut aussi respecter les conventions du monde dans lequel tu crées tes trucs. Surtout un univers aussi riche et suivi que celui de Star Wars. Et c’est ce que The Mandalorian arrive à faire aussi bien. On crée du nouveau, on innove, on amène un nouveau ton, mais tout ça en respectant ce qui existe déjà.

J’ai maintenant hâte à la dernière saison de Clone Wars qui arrive dans 36 jours. D’ailleurs, mon ultime wet dream est que Filoni arrive à convaincre Favreau d’insérer Ahsoka dans la deuxième saison de The Mandalorian.

Ahsoka Tano de Clone Wars et Rebels sur Disney+

Ce serait trop cool de la voir en live action. Il me semble qu’il y a moyen de la recréer sans que ça coûte trop cher. J’imagine que le problème serait au niveau de ses espèces de cheveux de togruta, mais si elle porte une toge avec une capuche comme à la fin de Rebels, ça pourrait limiter les dépenses, me semble.

Le succès de The Mandalorian doit justifier toutes les dépenses anyway. Juste avec les jouets, ils vont payer tous les épisodes faaaacile.

L’égalité, la diversité et le retour du balancier

En revenant du cinéma, je suis tombé sur deux nouvelles artistiques qui avaient un certain lien ensemble.

1. Le regroupement Stella se réjouissait que Scarlett Johansson ait lâché son rôle où elle devait interpréter une trans.

2. Joss Whedon annonçait un nouveau show de science-fiction, et le premier commentaire demandait de le remplacer par une femme.

Avec la semaine intense qu’on vient de vivre avec le cas SLAV, ça ne prend pas une maitrise en sociologie pour remarquer une certaine tendance.

Une tendance qui est loin d’ être parfaite, mais plus que nécessaire. Bon, pour le cas de SLAV, on a dit un peu tout ce qu’il y avait à dire. Je n’ai jamais compris pourquoi on n’avait pas cru bon d’engager plus d’interprètes noirs, et on n’a jamais vraiment eu de bonnes réponses.

Bref, c’est une revendication qui se défendait très bien. Quand on parlait que Lepage est blanc et que le monde dans la salle étaient blanc, je trippais moins, mais pour les interprètes, je trouve que c’est un débat légitime et je trouvais à propos qu’on soulève la question.

Pour le cas de Scarlett et du personnage trans, en partant, je la comprends d’avoir sacré ça l à parce qu’elle n’a pas besoin d’une controverse du genre. Elle peut avoir tous les rôles qu’elle veut et c’est sûrement beaucoup plus simple de passer au projet suivant.

Je comprends aussi le public et les militants de revendiquer un comédien trans parce qu’on en connait à peu près zéro et on ne leur donne pas beaucoup de rôle. L à, le film devient un symbole fort pour placer un acteur trans dans un film d’envergure. C’est plein de bon sens.

Cela dit, j’espère que les revendicateurs vont aller voir le film parce qu’en perdant Scarlett, le film va aussi perdre beaucoup en importance. Scarlett n’est pas seulement engagée parce qu’elle est belle et douée, c’est aussi un des rares gros noms dans une industrie où c’est extr êmement difficile de faire parler de son film.

Si on met Scarlett sur autant de projets, c’est parce qu’elle vend. Est-ce que le remplaçant trans va autant attirer? Espérons-le. Il  faut bien commencer quelque part. Mais c’est une des raisons pourquoi les changements prennent autant de temps à arriver. Quand c’est toi qui investit 20 millions de dollars sur un film, t’as moins le goût du risque. Quand on te dit qu’on va remplacer Scarlett par un inconnu, ça doit tester tes principes pour vrai. Disons que c’est le genre de changement qui s’effectue plus facilement dans un système comme au Canada où c’est l’argent public qui est en jeu.

Mais le cas décourageant, c’est la série de Joss Whedon. Le gars revient en télé après 15 ans. Il décide de créer une série de science-fiction mettant en vedette un groupe de femmes. Qu’est-ce qu’on dit en commentaire?

« Hey, HBO! Engage une femme pour les séries de femme! »

C’est l à que je trouve que le retour du balancier est peut- être un peu croche. Est-ce que c’est vraiment vers un système comme ça qu’on veut aller? Un système où un gars écrit des séries de gars joués par des gars, une fille écrit des séries de fille joués par des filles, un blanc écrit une série de blanc joué par des blancs?

J’espère que non.

Ce qu’on devrait souhaiter, c’est de la diversité. Bien sûr, comme je disais, une des rares fois où il y a un rôle trans d’envergure, ce serait l’fun d’engager un trans pour passer un message. Quand on parle d’esclavage dans une ère où on se plaint constamment qu’il manque de diversité au Québec, ce serait un méchant bon moment pour engager des interprètes noirs.

Et il y a plein d’autres exemples cool.

Engager une femme pour réaliser Wonder Woman, c’était super cool (et ç’a scoré fort). La série Atlanta est une des premières séries à vraiment dépeindre la réalité des noirs par des noirs et pour les noirs et le writers room est composé que de noirs. Two thumbs up! La 2e saison de Jessica Jones était aussi écrite et réalisée par des femmes.

Ce sont des cool statements à faire.

Ce sont des premières qui ont pris trop de temps à arriver, mais l’objectif, ce n’est pas d’en arriver à ce que les noirs écrivent pour les noirs, que les hétéros écrivent pour les hétéros et que les petits écrivent pour les petits. Si on s’enferme dans des silos comme ça, ça va vite devenir ridicule et on va tous y perdre.

Est-ce qu’on va interdire à une femme d’écrire un film avec un personnage gars? Justement, la websérie que j’ai écrite l’année passée était une histoire de béguin semi-lesbien entre deux jeunes femmes. Est-ce que j’avais le droit de proposer une série comme ça? Est-ce qu’on aurait dû me tasser rendu à l’écriture? Est-ce que j’aurais dû proposer un truc de gars pour être sûr de ne pas perdre ma job? J’en ai des projets qu’on pourrait qualifié de « projets de gars », mais je n’ai pas que ça. Tout n’est pas si binaire. Mon nouveau film, c’est sur une combattante MMA. Je ne suis pas une femme et je ne me suis jamais battu de ma vie, mais j’espère que ce genre de truc peut encore exister.

Évidemment, quand le résultat est poche, on peut toujours être critique sur les choix de la production. Mais dans le cas de Joss Whedon, c’est un créateur qui amène son projet à lui qui s’adonne à mettre en vedette des femmes. Ce n’est pas HBO qui a demandé un show sur la réalité des femmes. J’ai peur qu’on confonde un peu tout.

J’espère qu’on veut encore que JK Rowling puisse écrire des Harry Potter ou que Sofia Coppola écrive des Lost in translation ou que Ryan Coogler fasse les huit prochains Rocky.

Encore une fois : l’objectif à atteindre, c’est la diversité. Pas des silos.

Sans compter qu’en télé, les writers room (lorsqu’elles sont diversifiées) permettent qu’une multitude de points de vue soient représentés autour de la table. Bon, au Québec, les writers room ne sont pas encore arrivées parce qu’on est resté dans notre vieux statu quo où un seul auteur doit tout écrire tout seul, mais ça, c’est un autre débat.

Peut- être que la vague de changement arrivera à nous faire évoluer un peu là-dessus aussi.

Le périple du Héros genré

Est-ce que tu connais le Hero’s Journey tel que défini par Joseph Campbell il y a déj à plusieurs décennies.

Si tu n’as aucune idée de quoi je parle, je peux te résumer ça en vitesse (et selon ma compréhension). En étudiant toutes les histoires, les mythes et les légendes de l’humanité à travers l’histoire et dans toutes les cultures, il y a des geeks qui se sont aperçus que des patterns se répétaient dans les histoires que se racontaient les humains, et quand ils ont tout regroupé ça  ensemble, ç’a donné quelque chose qu’on nomme… le monomythe. *ritournelle dramatique*

The Hero’s Journey.

De nos jours, c’est la structure qu’on utilise pour écrire la plupart des gros films populaires et internationaux. On retrouve le monomythe dans des films comme Star Wars, Le Roi Lion, L’Histoire sans fin ou Harry Potter, mais aussi dans plein de films sans science-fiction ni budget. C’est juste une structure redoutablement efficace qui est non seulement basé sur des patterns, mais aussi sur notre psyché d’humain. Comment on réfléchit et comment un humain réagit au changement.

Mais je ne m’embarquerai pas dans le Carl Jung et je ne résumerai pas toutes, les étapes, mais si t’as vu quelques films dans ta vie, tu pourrais reconnaitre la structure vite. Ça commence toujours avec un personnage insatisfait dans un milieu qui ne lui ressemble pas pantoute et où il a l’impression de gaspiller son potentiel. Puis, il finit par se lancer vers un monde d’aventure et il y a plein d’étapes jusqu’ à la fin où il revient à son monde ordinaire, profondément changé par tout ce qu’il vient de vivre.

Comme je disais, cette structure est super efficace, mais quand j’ai voulu écrire des histoires menées par un personnage féminin, j’ai commencé à remarquer qu’elle s’appliquait moins bien. Campbell prétendait que la femme existe bel et bien dans sa structure, mais le rôle qui lui revient, c’est un peu celui de la pitoune qui attendait d’ être sauvé à côté du dragon ou bien elle peut être la reine, mais ça reste le roi qui mène.

Selon les mythes et les légendes de l’humanité, c’est effectivement souvent le rôle qu’on lui réserve, sauf que de nos jours, c’est en plein le genre de truc qu’on essaie de changer. Que la femme cesse de n’ être que ça et puisse être aussi l’héroïne de ses propres histoires. Et c’est l à qu’on voit que l’industrie mondial du film n’est pas seulement un monde d’hommes, mais c’est aussi un art qui s’est développé de façon profondément masculine.

Bref, en cherchant à adapter la structure pour un personnage féminin, mon premier réflexe a été de juste changer le sexe du héros et de garder tout le reste pareil. De toute façon, les personnages ne sont pas de vrais humains, right? Ce sont des archétypes.

Sauf que plus tard, selon le monomythe, le héros finit par rencontrer l’archétype qu’on nomme La Déesse avec qui il peut y avoir une certaine tension sexuelle. Est-ce que je la change de sexe elle aussi? On peut bien. Mais plus j’avançais et plus je réalisais que ce parcours était très « masculin » et qu’il serait intéressant de mieux l’adapter qu’en inversant seulement les pénis pour des vagins.

Et c’est l à que j’ai fini par tomber sur un livre de Maureen Murdock qui s’appelle The Heroine’s Journey. C’est basé sur la structure de Campbell, mais en version féminine. C’est vraiment le genre de truc qui me fascine. J’ai eu peur que ce soit désuet parce que ça date de 1990, mais en m ême temps, la théorie de Campbell date de plus loin que ça et ça reste que la femme vit toujours dans le m ême monde : un monde patriarcal. M ême si on pense que l’homme et la femme sont identiques (ce dont je doute, personnellement), leur expérience d’humain demeure assurément différente.

Tout ça pour dire que je m’intéresse beaucoup à ça ces temps-ci, mais ce qui gosse, c’est que c’est pas mal niché comme sujet. Et comme un peu tous les sujets que mon entourage trouve plate, je me suis dit que je t’en jaserais ici.

Bref, merci d’avoir lu jusqu’ à la fin! Je me sens full écouté. ;)

Pretty Woman, yeah yeah yeah

Je me suis retapé le film culte de 1990 : Pretty Woman. J’avais lu une version du scénario et j’avais envie de voir les différences avec le résultat final. Les modifs sont nombreuses et le film a vraiment poussé sur le côté « campagnarde qui n’a jamais rien vu de sa vie ». (OH WOW UN HÔTEL!) Il y a plusieurs lignes que je préférais dans le script, mais le film amène tellement d’émotion avec la soundtrack et tout le charme de Julia Roberts à son apogée.

Le film est encore efficace, m ême si ça passerait difficilement aujourd’hui. Il y a une candeur avec les films de ce temps-là, je trouve. Une autre histoires où les deux personnes se disent « I love You » après 3-4 jours ensemble et finissent par se marier à la fin.

Est-ce que c’est moi qui manque les films où ça arrive ou bien ça ne se voit plus dans les comédies romantiques modernes?

Ce qui m’a gossé et que je n’avais pas trop remarqué dans le temps, c’est le slut-shaming assez présent dans le propos du film. Je ne parle pas du méchant avocat qui la traite comme de la marde et qui essaie de la violer sous prétexte qu’elle est une hooker. Je parle plus de la métamorphose de Julia qui à la fin du film se ramasse à tripper élégance au point d’en perdre son accent de la rue.

Comme s’il fallait être content que Julia s’habille enfin avec du linge à 4000$. Au contraire, son côté rue était justement ce qui la rendait attachante depuis le début!

À part ça, c’est sûr que la fille qui r êve d’ être une princesse et qui trippe à faire vivre par un dude riche, c’est comme à l’opposée de tous les personnages féminins en 2018! :) Ça ferait m ême scandale. Cela dit, le fantasme masculin de tomber sur une travailleuse du sexe incroyable et qui tombe en amour avec son client, il reste pas mal intact m ême après toutes ces décennies.

Le nouveau Ricky Gervais sur Netflix

Je me suis tapé Humanity sur Netflix, le nouveau show de Ricky Gervais (une de mes idoles).

J’aime voir les nouvelles façons que les artistes trouvent pour faire des jokes déplacées. Comme si la créativité trouvait toujours une nouvelle façon de s’exprimer malgré les nouvelles contraintes.

Gervais commence son show en parlant de jokes qu’il n’oserait jamais faire, mais bien sûr, il les fait. C’est aussi le génie de La Soirée est (encore) jeune au Québec, qui s’est trouvée plusieurs procédés pour passer ses jokes wrong.

Comme stand-up, Gervais amène vraiment quelque chose de différent des autres. Déj à, il y a un côté européen où c’est plus théâtral/4e mur, mais en plus, c’est un vrai bon comédien qui arrive à jouer des trucs subtils que peu d’humoristes arriveraient à jouer.

Et ce qui m’inspire de ce gars-là, c’est que c’est un late-bloomer. Il commence juste à maitriser l’art du stand-up, pis il a 56 ans. C’est incroyable.

La saison 2 de RIVERDALE est…

…décevante.

Le début de saison était au niveau avec le tueur en série, mais plus j’enchainais les épisodes, plus que quelque chose semblait off.
 
L’histoire avance moins vite. Le personnage de Jughead devient un peu ridicule à se crinquer pour n’importe quoi. Le ton change d’un épisode à l’autre. Les intrigues sont moins bien ficelées et la personnalité des personnages semble changer en fonction de ce que l’histoire demande.
 
Quand je suis arrivé à l’épisode 11-12 et que la série était encore sur le neutre avec des intrigues secondaires dont je me fous un peu, j’ai été voir le Wikipedia et j’ai enfin compris le fuck.
 
C’est que la deuxième saison aura 22 épisodes au lieu de 12 comme la première! Ça explique les épisodes de remplissage et les arcs de personnages plus ou moins réalistes. Ils ont m ême mis l’histoire du tueur en série sur pause.
 
D’un côté, je les comprends parce que la série est populaire pis ils veulent faire de l’argent, mais personnellement, avec le niveau qui a autant baissé pour étirer la sauce, je ne pense pas être capable de tougher ça encore bien longtemps.
 
D’valeur.
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