Catégorie : perso (page 5 of 860)

Le narcissisme de cruise

Je me considère personnellement comme un « narcissique conscient ». Bon, je ne suis pas le premier artiste à être narcissique, mais au moins, j’ai assez fait d’introspection et de thérapie pour en être conscient. Genre, je continue à parler de moi, mais je m’en rends assez compte pour m’énarver.

Cela dit, s’il y a un moment où je ne suis PAS narcissique, c’est lors d’une première date. N’importe qui ayant lu trois chroniques de dating dans sa vie sait que c’est LE reproche #1 dans toutes les listes : le gars ne s’intéresse pas à la fille et ne cesse de parler de lui.

Et là, je ne sais pas si tu l’as déjà deviné, mais je parle de ça parce qu’on vient de me faire ce reproche-là et je suis TELLEMENT PAS D’ACCORD! AAAAAARGH!!!

De un parce que la discussion a commencé avec 15 minutes où l’on a jasé de sa job à elle, mais surtout, parce qu’on n’a juste JAMAIS PARLÉÉ DE MOI FUCK ALL!

Si on me dit que j’aurais dû lui poser plus de questions pour démontrer mon intérêt, je serais d’accord. Clairement, ç’aurait été cool de mieux projeter ça, mais ce qui m’enrage, c’est qu’elle déduise que je n’étais pas intéressé à la connaitre alors que c’est totalement le contraire. Jaser de sujets intéressants, je trouve vraiment que c’est la meilleure façon de voir comment quelqu’un pense, et qu’est-ce qui peut être plus pertinent que ça?

Comme je disais, je sais que j’ai des tendances narcissiques. Si tu me laisses aller, je peux te jaser de moi pendant des heures. Je pourrais aussi nommer des relations que j’ai qui sont clairement débalancées parce qu’on parle beaucoup plus de moi que de l’autre.

J’essaie fort de voir mes fucks, sauf que comme je disais, ce n’était pas le cas cette fois-là, parce qu’on n’a jamais jasé de moi! Et ça, j’en suis certain parce que c’était dans le plan de match!

Mon psy me gosse toujours parce qu’il juge que je me sabote en ouvrant mon jeu trop vite lors d’une première rencontre. Cette fois-là, vu que j’avais vu dans cette fille-là un potentiel rare, j’ai voulu éviter ça à tout prix et opter pour ses recommandations. Pas trop y aller deep sur moi, mais plutôt d’être présent et de suivre la conversation de façon organique. Juste une discussion normale et qu’on apprenne à se connaitre tranquillement comme ça. C’est juste une première rencontre, après tout.

Pis là je me ramasse avec ce reproche de marde là! Argh!

Si elle m’avait demandé la moindre question sur moi, c’est sûr que je l’aurais relancé avec la même question, mais ce n’est jamais arrivé!

C’est tu un peu tranquille comme première date? Oui. Est-ce que j’ajusterais des trucs si c’était à refaire? Oui. C’est tu un manque d’intérêt envers l’autre? Non!

T’sais, j’ai longtemps eu des dates avec des lectrices où c’était débalancé. La fille s’intéresse à mes trucs alors on parle de moi beaucoup et quand tu retombes avec une non-lectrice, ça parait parce que tu n’as plus autant le spotlight.

Je pense que c’est ça qui est arrivé. Dans ses dates habituelles, la fille est habituée d’avoir le spotlight alors que là, le spotlight était sur personne. C’était juste une discussion entre deux personnes qui se connaissent pas. Et là, je file cheap de même avoir apprécié cette putain de conversation!

Et me faire le coup du narcissique… Argh! C’est siiii injuste! Et un total double standard. Un gars qui ne pose pas de questions à une fille lors d’une date, c’est un narcissique fini. Une fille qui ne pose pas de questions à un gars lors d’une date, c’est… une fille qui attend qu’on lui pose des questions.

J’ai tellement confirmé ça souvent sur les apps. Si je ne pose pas de questions, il n’y en a juste pas. Et ce n’était pas différent avec elle.

De toute façon, apprendre à connaitre quelqu’un, ce n’est pas de lui demander sa putain de couleur préférée. Les questions, c’est souvent juste des prétextes pour faire parler l’autre et voir comment il pense. Ce qui m’intéresse, c’est ça. Pas son CV ou des questions génériques de player qui roule à trois dates par semaine.

D’ailleurs, elle s’attendait clairement à un top charmeur vu que j’ai un bouquin et que je suis dans la quarantaine, mais ironiquement, C’EST SI MAL ME CONNAITRE!

Pas que je sois dépourvu de tout charme, hein! (Il y a des limites à me second guesser et m’autoflageller.) Mais ce côté-là de moi, il ressort seulement quand je suis en confiance avec quelqu’un. Et pour se rendre là, ça demande… de l’intérêt.

Une fraction de seconde dans l’autobus

J’étais assis dans l’autobus 18 et quand j’ai levé les yeux à mi-trajet, mon regard est resté collé sur cette jolie fille en face de moi.

La beauté, ça fait ça. Ça colle. Alors que son regard lock sur le mien dans la seconde d’après, j’ai le réflexe de regarder ailleurs pour ne pas créer de malaise, sauf qu’en quittant, je sens qu’elle était en train de me faire un sourire. C’est fou tout ce qui peut se passer dans une fraction de seconde parce que là, encore par réflexe, mon regard y retourne et FUCK! Elle me fait vraiment un sourire!

Et c’est là que j’ai garroché mes yeux sur mon cell en panique.
Est-ce que c’est comme ça que ça arrive? Les gens se plaisent et se font un sourire? Mais hey, c’est peut-être totalement prétentieux de déduire ça. Une fille a-tu le droit de sourire au monde dans l’autobus par un bel après-midi d’hiver sans qu’un dude lourd prenne ça comme une putain de déclaration d’amour??? Mais pour vrai, j’en sais rien, mais ça semblait autre chose que de la courtoisie. Peut-être un sourire de quelqu’un qui m’a reconnu, en fait. Je l’ai vécu quelques fois. T’as quelqu’un qui te regarde et quand sa tête lui rappelle que je suis le dude qui écrit des saloperies, le sourire pop. Mais là, mettons qu’on rêve et qu’on y va follement avec l’hypothèse du semi-béguin d’autobus, qu’est-ce que je devrais faire? Considérant que je sais déjà que mater son téléphone en envoyant le message qu’elle ne me plait pas fuck all, ça ne doit pas être top.

Mais pour vrai, qu’est-ce que les gens font dans ce genre de moment? Ils continuent de se sourire comme ça et finalement…?

Anyway, pendant que j’y réfléchis encore, c’est son arrêt et elle sort. Une fois sur le trottoir, je la vois écrire sur son cell. Peut-être qu’elle m’a reconnu et qu’elle est en train de me texter un petit quelque chose sur Messenger. Le bus poursuit sa route et je m’en veux. J’ai été pris de court. C’est arrivé trop vite. J’ai juste subit mes vieux réflexes de losers.

Et dans les secondes d’après, alors qu’on arrive déjà au prochain arrêt, je regarde sur mon cell et je reçois… rien.

Tout ce qui était cool

Bon, je sais que je suis redondant avec mon mini-crush de début d’année qui a mené nulle part, mais tiens compte que c’était mon premier crush en plusieurs années faque ç’a allumé pas mal de lumières dans le dash et j’y repense pas mal souvent. D’ailleurs, c’est intéressant de voir le nombre de trucs anodins qui ont allumé mon cerveau d’une façon plus ou moins raisonnée durant la petite période pleine d’espoir où je pensais peut-être avoir trouvé The One.

Social butterfly

Une des premières fois qu’on s’est texté pas mal, c’est lors d’une veillée où elle organisait une soirée concept chez elle avec des amis. J’ai déjà parlé en masse de mes problèmes de solitude, mais une des raisons de cette solitude, c’est qu’il y a peu de trucs qui m’allument au point de vouloir combattre ma timidité, sauf que le concept de sa soirée dont elle était l’hôtesse, ça avait l’air du genre de truc qui m’aurait intéressé. Ne serait-ce que d’un point de vue social, je sentais déjà que le match introverti-extravertie allait me faire tellement de bien. En fait, je pense que ce manque d’activité sociale est LE manque qui nuit le plus à mon épanouissement personnel ces temps-ci. (Yikes, j’ai utilisé le mot épanouissement.)

Le sourire

La notion de coup de foudre est un peu fucké avec internet où l’on jase souvent avec la personne et on voit de quoi elle a l’air avant de la rencontrer, mais dans les circonstances, ça pouvait difficilement être plus un coup de foudre que ça. J’ai encore solidement gravé dans ma rétine le sourire qu’elle m’a fait en se retournant sur sa droite alors que je venais d’entrer dans le petit café.

Son amour des siestes

Quand t’es en dépression, tu n’as pas l’énergie pour faire grand-chose et de toute façon, même quand j’étais top shape, j’ai toujours envié ces gens qui ne dorment que 3-4h par nuit et qui sont toujours performants. Mais bon, me comparer et me trouver bouette de ne pas être comme ça, ça me fait juste filer encore plus bouette et ça n’aide rien. D’ailleurs, dans les fiches de rencontre, quand le monde dit rechercher quelqu’un d’actif, je swipe à gauche parce que ça ne me tente juste pas d’ajouter à cette pression-là. Mais bref, juste en apprenant qu’elle trippait sur les siestes, mon cerveau en a déduit qu’elle ne serait pas trop intense là-dessus et c’est con, mais pour moi, c’était super libérateur. C’est cave, hein?

Excellent français écrit, un atout (ahah!)

Je n’ai pas besoin de quelqu’un avec un français impeccable (même si en regardant mon historique, c’est presque toujours le cas), mais hey, elle écrivait bien et j’en ai donc déduit que notre communication serait vraiment super bonne à cause de ça. Was I wrong on that one…! :)

Son amour du cinéma

Même si je doute qu’elle trippe fort sur les derniers films de superhéros, elle adorait le cinéma et je trippais déjà à l’idée de pouvoir aller voir des films plus intellos avec elle. Même si j’apprécie aller voir des films en solo, pour les films plus intellos, j’aime souvent y aller avec quelqu’un de brillant avec qui je pourrai en discuter par après. D’un point de vue moins cérébral, j’avais aussi hâte de voir ce qu’il y aurait dans ses yeux en regardant le film. Les regards amoureux et complices durant les films au cinéma, c’est un trip sous-estimé.

Sexe, coché

C’est con parce que d’habitude, j’aurais nommé plus de trucs sexuels, mais je pense qu’il y a deux raisons à ça. Premièrement, souvent je teste le sujet pour avoir une idée de si la fille risque d’être plate ou stuck-up de ce côté-là, mais dans son cas, ça m’inquiétait zéro. C’est assez abstrait, mais il y a quelque chose dans sa voix et son énergie qui faisait que j’étais persuadé que ce serait fort. La deuxième raison, c’est qu’étant sur les antidépresseurs, il y a une partie de moi qui a peur de créer des attentes que je ne pourrai pas backer à mon goût. C’est une des raisons pourquoi j’avais un peu le pied sur le frein et que je voulais y aller assez molo. D’ailleurs, en y réfléchissant, je me demande si ça ne me fait pas passer pour quelqu’un de semi-asexué? Ce serait poche. (Mais très drôle.)

L’espoir

Et finalement, même si j’ai toujours été reconnu comme l’éternel romantique qui a parlé des centaines de fois de The One, je pense que je commence tranquillement à perdre espoir d’un jour finir par trouver. J’ai de plus en plus l’impression que je ne serai juste pas une de ces personnes qui aura droit à ce genre de dénouement. Et même si une partie de moi (qui avait raison) refusait d’y croire pour me protéger en me disant que c’était trop beau pour être vrai, ç’a quand même ravivé quelque chose. Ce feeling qu’il existe quelqu’un quelque part qui pourrait bien fitter avec moi. Tout semblait soudainement un peu plus facile et inspirant.

Ahah, wow!

Plusieurs trucs sont siiii intenses dans tout ça. C’est fou comme ma tête applique un genre de filtre de mes problèmes sur la personnalité de l’autre en espérant que ça va me compléter comme je le souhaiterais. J’imagine que c’est un réflexe semi-malsain et irréaliste de gars en manque affectif.

Il reste que ma vision de l’amour a toujours été deux personnes qui se complètent. Je n’ai jamais compris ces gens qui écrivent « looking for same » sur les apps de rencontre. Peut-être que lorsqu’on s’aime vraiment beaucoup, on cherche quelqu’un d’identique à soi, mais je ne pense pas que ce soit juste une question de self-esteem.

Je pense qu’une certaine polarité est à la base de l’attirance.

Bon, je ne voudrais pas d’une femme de droite pour balancer que je suis plus à gauche. Je ne dis pas qu’il faut avoir des valeurs aux antipodes, mais des personnalités (et à la limite, des fantasmes) qui se complètent, ouais. C’est cette polarité qui semble créer les unions les plus fortes et passionnées.

Bien sûr, les personnalités semblables, ça fitte aussi, mais c’est plus pour faire de bons amis.

Top 5 de ce qui gosse avec les social justice warriors #SJW

Même si je pensais que tout le monde était au courant, il y a encore pas mal de monde allumé dans mon entourage qui ne connait pas ce qu’est un Social Justice Warrior (SJW).

En gros, c’est un terme péjoratif pour désigner ces militants over-vertueux qui cherchent à faire la morale à tout le monde avec tous les nouveaux concepts à la mode (qu’ils maitrisent souvent assez mal).

C’est particulièrement populaire sur les réseaux sociaux.

Par exemple, les crinqués qui ont banni l’humoriste avec des dreads d’un show d’humour sous prétexte que c’était de l’appropriation culturelle, c’est en plein ça. Ils tiennent tellement à se montrer purs qu’ils en deviennent chiants et ridicules.

Voici donc le top 5 de ce qui gosse avec les SJW.

#5 Son but n’est pas d’améliorer les choses

C’est la grande différence entre un militant et un SJW : le militant a le coeur à la bonne place. Faire progresser la société est secondaire pour le SJW. Il cherche avant tout à faire la morale à des gens de la façon la plus publique possible afin de se sentir moralement supérieur. D’ailleurs, s’il cherchait réellement à faire évoluer les pensées, jamais il ne serait aussi condescendant.

#4 C’est toujours à sens unique

Une preuve de sa condescendance, c’est que le social justice warrior n’a aucune écoute. En fait, il demande souvent à l’autre de se taire. Il n’est pas là pour échanger ou confronter ses idées à celle des autres. Il possède déjà la vérité et cherche à propager sa bonne parole à sens unique. Même s’il s’adresse à quelqu’un qui en connait beaucoup plus que lui sur un sujet, le SJW ne ratera jamais l’occasion de sortir la cassette de son discours qu’il a déjà répété 400 fois de la même façon.

#3 Le goudron et les plumes

Le SJW exagère toujours sur les sanctions des gens qu’il a étiquetés comme des pas fins. Peu importe la gravité de ce qu’il juge être un crime, la punition implique toujours des excuses très publiques où la personne devra avouer à tout le monde combien elle est une mauvaise personne. D’ailleurs, ces excuses ne seront jamais assez satisfaisantes et le fautif devra quand même disparaitre à jamais dans la honte éternelle.

#2 Avec nous ou contre nous

Les nuances sont impossibles dans la tête d’un SJW. Si t’es à 99% d’accord avec un SJW, il te considère en désaccord. Tu deviens donc une mauvaise personne du camp adverse et lui et ses acolytes pourront enfin te crier toutes les nouvelles insultes et étiquettes qu’ils viendront juste d’apprendre sur Wikipédia.

#1 Que celui qui n’a jamais péché…

Contrairement aux SJW, tout le monde sait que personne n’est parfait et que prétendre le contraire est hypocrite. On a tous à un moment ou l’autre déjà été pas fin ou discriminatoire d’une quelconque façon dans notre passé. Les plus chanceux sont juste reconnaissants que personne n’ait enregistré nos moments moins glorieux. C’est cet état de conscience qui nous donne une petite gêne quand vient le temps de crucifier quelqu’un pour un tweet maladroit de 2008.

En résumé, militer pour une meilleure justice sociale et faire avancer la société, c’est noble et cool. Être un SJW, c’est un power trip de pseudo-curé autoproclamé qui sert surtout à se faire plaire plaisir à soi.

SVP, ne soit pas un SJW.

Rebound de rien

Je viens de m’installer dans un café où une skank m’a volé la place sur le bord de la fenêtre.

Bon, je dis qu’elle me l’a volé, mais en fait, c’est sûrement moi qui ai été tata. Il y avait du monde à la caisse quand je suis arrivé alors je n’ai pas réservé la place que je voulais sur le bord de la fenêtre. Je ne voulais pas être le asshole qui prend la place des autres arrivés avant. Sauf qu’avant d’avoir commandé, ladite skank est entrée pis elle, elle n’a pas hésité une seconde à aller la prendre, la place cool.

Résultat, je suis sur la table commune à côté du dude avec un grand décolleté de poils de chest et le monsieur baquet qui réalise pas combien sa respiration est creepy parce qu’il porte des gros écouteurs. Le pire, c’est que je me payais un café déca-que-j’aime-pas juste juste pour faire un peu de lèche-vitrine de passants.

Cette histoire résume bien ma vie ces temps-ci. Un manque de guts. Une frustration castrante. Je regarde passer le train et ensuite je m’énerve de regarder passer le train. (Et je traite le monde normal de skank.)

Je me sens stuck. Je dois chercher du boulot, mais je n’envoie pas de lignes à l’eau. La fatigue de janvier me donne envie d’hiberner jusqu’à l’été. Je pense que c’est pour ça que l’histoire de semi-dating m’affecte autant. C’était une cool motivation. Ça donnait envie de m’améliorer. J’arrivais à me dire « bon, là, ça suce, mais bientôt ça va bien aller ». À la place, je suis dans un gros mood « à quoi bon… »

Au moins, je recommence à m’entrainer demain. Le dernier 10 jours d’antibiotiques m’a scrapé solide alors j’avais mis ça de côté. Peut-être que ça me donnera un peu d’énergie. Je me suis aussi pogné de la vitamine D.

Criss que le bonheur s’en vient, hein? On peut pas se tromper avec du poussage de fonte pis des vitamines! Vie plate du calice. Je me retiens juste pour ne pas crier dans ce putain de café.

Tragédie de messagerie

J’aurais pu faire 12 chroniques avec ma relation avortée de cette semaine.

Je vais préciser en partant que je ne pense (vraiment) pas que la fille me lise alors je n’écris pas ce texte pour genre… lui passer un message via mon blogue. C’est juste moi qui ai besoin de ventiler et essayer de faire du sens de tout ça. D’ailleurs, personne ne pourra la reconnaitre grâce à moi ou mes textes. Même mes amis proches n’ont aucune idée de qui elle est.

(Si ça se trouve, elle n’existe même pas!)

Mais comme je disais, j’ai besoin de ventiler parce que c’est frustrant, une fin de relation. Surtout une fin comme ça qui manque cruellement de closure. Et il faut dire que je suis un peu fait comme ça. J’y pense et repense. Qu’est-ce que j’aurais pu faire? Qu’est-ce que j’aurais dû faire?. J’en jasais même à une madame hier qui n’est même pas une amie! C’était genre un lien professionnel et je me suis mis à déblatérer sur tout ça. Et plus j’y pense et plus je vois combien j’étais menotté sur plusieurs options.

La plupart des fucks, ça se réglait super vite avec une conversation de vive voix.

Petit exemple super anodin, est-ce que ça t’ai déjà arrivé que quelqu’un t’explique un concept simple que tu connais déjà? Tout dépendant de la taille de ton égo, ça peut être gossant. Moi, j’ai un pas pire égo et surtout, j’ai le « on me prend pour un épais » assez facile. Par téléphone ou en vrai, tu peux juste dire « oui oui, je sais, je connais tout ça », mais par texte, quand l’autre continue à te l’expliquer même quand tu lui as dit, tu te rends compte que le dialogue ne fonctionne pas. Et quand elle te l’explique une 2e ou 3e fois…

Au lieu du mode « j’ai pas à pogner les nerfs pour une niaiserie, on va s’appeler et se comprendre », tu te ramasses à « eh ben, elle me prend pour un tata et plus j’insiste pour qu’on se jase, plus j’ai l’air d’un weirdo intense ».

D’ailleurs, quand j’ai parlé de téléphone dans mon statut Facebook, j’ai vu quelques filles dire qu’elles s’ennuient des longues jasettes au téléphone, mais j’espère que tout le monde catch que c’était pas ça mon propos. Je parlais pas de jaser deux heures au téléphone par soir et finir ça avec des « toiiii raccroche ». C’était juste une question de clarifier des niaiseries qui dégénèrent.

Tout le monde sait que par texte, ça peut partir dans tous les sens, surtout entre personnes qui se connaissent peu. Je suis un writer et ça m’arrive fréquemment d’être mal interprété. Quand tu t’en rends compte, qu’est-ce que tu peux faire d’autre? Écrire encore plus de texte? C’est pas super intelligent. Mais là, à chaque explication, ça déclenchait un autre fuck, relié à une autre mauvaise interprétation.

Siiiii frustrant.

C’était comme de m’enfoncer dans une marre de marde et toujours aller plus creux parce qu’on me refuse les autres options. T’sais, tu peux montrer que t’as le coeur et la volonté pour tougher longtemps, mais il reste que tu fais juste t’enfoncer plus creux quand même.

T’sais, un moment donné, elle me comparait même à son ex. Autant je manque de confiance en moi, autant je suis persuadé que j’ai RIEN en commun avec son ex. C’est clair que c’était un cas cliché du « passé pas réglé » pour lequel c’est moi qui se ramasse à payer, mais non seulement ça se gère mal par texte, mais il n’y a PERSONNE qui réagit bien à se faire psychanalyser par un inconnu sur sa rupture récente.

Tu peux le faire pour te gâter, mais pas si t’espères encore régler les choses. Mais c’est clair comme le jour qu’elle appliquait le filtre de son ex sur nos discussions à nous. J’essayais juste d’être patient, même si c’était zéro cool qu’on m’extrapole une personnalité qui ne me ressemble pas. C’était évident que ça ne me ressemblait pas pantoute. Mais hey, dans la très hypothétique chance où le gars me ressemble vraiment, je serais curieux de le rencontrer parce que ce serait une première pour moi.

Ce qui gosse avec la messagerie aussi, c’est que les discussions s’étirent. C’est souvent beaucoup plus long qu’une vraie conversation. On fait autre chose en même temps, quelqu’un part pour une coupe d’heures, quelqu’un arrête de répondre et tu ne sais pas pourquoi. Pour quelqu’un de sensible comme moi, ça étire un mood désagréable sur des heures de temps. C’est tellement pas de l’énergie bien investi. En plus, si je sens qu’on se comprend mal, je suis capable d’écrire un shitload de texte (comme ce texte le prouve) et c’est sûr que j’ai l’air encore plus intense.

Tout cela étant dit, tout ce que j’ai dit à date, j’étais prêt à vivre avec et ça me semblait encore surmontable. Ce qui m’a fait abandonner, c’est deux trucs :

1. Avoir le fardeau d’être celui qui veut régler les trucs

Moi aussi, j’ai des fucks avec mes ex. Un truc que je ne veux plus jamais revivre, c’est d’être tagué comme « celui qui veut discuter ». Genre, il y a des gens pour qui régler des conflits est une perte de temps. Les gens qui vont te dire en partant « je veux pas m’obstiner » alors t’hérites du rôle d’obstineux versus « la bonne personne ». Pourtant, dans ma vision d’une bonne relation, les deux partis devraient vouloir bien s’entendre et se comprendre. Trop souvent, j’ai essayé d’avoir assez de patience pour les deux et de régler les choses malgré quelqu’un de pas si réceptif et je ne veux plus vivre ça. En fait, je ne pense pas que ce soit sain. Si quelqu’un voit la gestion de conflit comme une perte d’énergie, moi je vois trop d’immaturité pour une relation avec un réel potentiel.

Mais le plus gros dealbreaker fut…

2. Notre souvenir de la première rencontre était différent

Malgré toute l’incompréhension qu’on avait en ligne, je me rattachais toujours au fait que face à face, c’était pratiquement parfait. J’en avais même fait un texte ici. Mais vers la fin, elle a fini par dire un truc qui m’a fait comprendre que c’était pas le cas. C’est là que mon coeur a lâché. Même si elle venait d’accepter qu’on se revoit pour régler tout ça, ça m’a trop scié les jambes pour que je puisse continuer.

Ce qui m’a fait le plus mal, ce n’était pas que la relation se termine, c’était de me faire voler ce souvenir-là.

Ça m’avait fait tellement de bien.

Là, j’étais juste KO. T’sais, dans les films, le gars persévère et persévère pour conquérir le coeur de la fille, mais je n’ai pas la confiance pour être ce genre de gars-là. Si je sens que l’énergie est réciproque, je vais me donner à l’infini, mais sinon…

En plus, la fille est RIDICULEMENT belle. Si elle a besoin de quelqu’un qui dit tout ce qu’elle veut entendre et s’acharne malgré tout ça, c’est sûr qu’elle va en trouver 1000. Peut-être qu’elle n’aura jamais à faire les efforts dont moi j’ai besoin.

Ça reste frustrant parce que ça reste une femme brillante, avec la plus belle face de l’ile et un coeur à la bonne place. Je ne sais plus combien d’occasions du genre repasseront pour moi. C’est sûrement pour ça que j’abuse sur les 20 pages introspection. J’ai l’impression d’avoir été grimpé super haut par une grosse vague qui était fausse, mais que je me pète quand même la gueule pour vrai.

« Older posts Newer posts »

© 2019 10putes.com

Theme by Anders NorenUp ↑