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Qu’est-ce qu’il me manque?

En thérapie cette semaine, on m’a demandé de me poser la question : qu’est-ce que je pense qu’il me manque pour être en couple?

Je me suis retenu de répondre « une blonde ».

Je ne sais pas si c’était une question rhétorique pour me faire comprendre que je me place trop de conditions, mais là, j’essaie quand même de faire l’exercice et c’est un pas pire mindfuck.

Je pense que ça dépend de beaucoup de choses. Si une femme qui me plait est prête à m’accepter comme je suis présentement, bien sûr qu’il ne me manque pas grand-chose, mais est-ce réaliste?

Je suis conscient en partant que je ne dois pas me fixer des attentes trop grandes. Ce qui serait irréalistes, ce serait quelque chose comme :

  • Attendre d’être fier de ma carrière (parce que je ne suis jamais complètement fier)
  • Attendre d’être bien dans ma peau (parce que je ne suis jamais bien dans ma peau)
  • Attendre de me débarrasser des antidépresseurs (parce que je ne sais pas quand ou si ça va arriver)

Cela étant dit, j’imagine que la réponse est quelque part entre le maintenant et l’irréaliste.

Retrouver la forme un minimum parce que le confinement a fait mal à mon poids et au cardio. Pour l’écriture, continuer sur ma lancée où ma productivité est en constante croissance est super positif. Si je pouvais commencer à transformer ça en contrats qui ont du bon sens, ce serait bon pour l’ego. Et je pense pas qu’aucune fille endurerait quelqu’un d’aussi pauvre qui ne peut jamais rien faire comme activité.

Aussi, dans un monde idéal, j’aimerais aussi trouver cet ami ou deux de plus qu’il me manque et me permettrait d’être mieux entouré. Parce que des fois, j’ai peur que si je me faisais une blonde, je me ramasserais vite trop dépendant.

Mais là, on s’entend que je regarde beauuuuuucoup trop loin. C’est tellement une question complexe et j’ai tendance à suranalyser tout ça.

Vieux programme pour des vieilles lunettes

À cause de ma dépression, je suis présentement sur l’aide de dernier recours, aussi appelé aide sociale, ou en langage courant, l’ostie de BS. Dans l’imaginaire collectif, on croit souvent que tout est payé là-dessus.

« On l’sait ben! Ils ont toute gratis les ostie de BS. »

Criss qu’il ne faut pas connaitre leur réalité pour dire ça. Si ça peut rassurer les nombreux BS-haters. Le montant qu’on reçoit par mois, c’est bas au point où c’est impossible d’arriver à la fin du mois et pour les yeux, on rembourse tellement peu que c’est impossible que je switch de lunettes.

« Faque r’tourne travailler comme tout l’monde, criss de déchet! »

Ouais, merci. Ç’aurait juste aidé ma réhabilitation de voir comme du monde, mais c’est pas grave.

T’sais, j’ai une vision qui demande des verres progressifs. Ma dernière paire de lunettes au Bonhomme à Lunettes, l’organisme au prix imbattable, ça m’a coûté 315$ (qui comprend 25$ de monture).

Là, aujourd’hui, après mon rendez-vous, j’apprends que ce qu’on me paye avec l’aide sociale, c’est 50$ de monture et pour les verres… 64.50$! En gros, il faudrait que je prenne des verre avec des foyers comme une personne âgé des années 80. C’est comme si on m’offrait internet à 14k ou un téléphone à roulette.

La fille a gossé quelques affaires pour me descendre le prix des verres progressifs les moins chers, avec zéro amincissement rien, mais je me ramassais quand même à payer « juste » une différence de 172$, et sans monture.

Bref, je vais devoir tougher mes vieilles lunettes encore un bout, même si ma vision a de plus en plus de misère.

Et pour en avoir jasé en masse sur les réseaux sociaux, je sais que plein de monde vont se réjouir de ce dénouement-là. Il y a une grande partie de la population très vocale qui n’a aucune considération pour les assistés sociaux. Mais si tu pensais qu’ils avaient tout gratis, détrompe-toi. Tu peux être rassuré, les gouvernements les ont écouté en masse, tes plaintes pis tes lignes ouvertes.

Le programme est juste invivable. Bien joué.

La technique surévaluée du bottage de cul

Je ne sais jamais combien je dois le mentionner parce que je m’imagine souvent parler à des lecteurs et lectrices qui me suivent depuis toujours, mais je suis en dépression depuis plusieurs années.

Je ne veux pas partir là-dessus plus que ça. Je voulais surtout mentionner que mon mois de janvier, dans toute la relativité de ma situation, a vraiment bien été. En fait, je pense que c’est mon mois le plus productif des dernières années. Mes projets ont vraiment bien avancé et je suis super content.

Bon, je suis pas encore au niveau Louis-Josée Houde, mais je repogne tranquillement un beat qui a du bon sens.

Je suis particulièrement content considérant qu’on est en plein confinement de pandémie et que les journées du mois de janvier sont encore super courtes, donc l’énergie est loin d’être à son top. Bref, c’est encourageant.

Il y a un truc qui est devenu plus clair pour moi pour ces derniers temps et je pensais le partager ici, vu que ça pourrait aider d’autres artistes et même un peu tout le monde.

Mine de rien, un truc qui m’a beaucoup aidé dans tout ça, c’est mon projet #cherchertheone sur Instagram. Pas parce que c’est un méga-succès, mais parce que c’est quelque chose que j’avais vraiment envie d’écrire et que ça s’écrit tout seul.

Après avoir écrit un court texte là-dessus le matin, on dirait que la machine est partie et j’arrive plus facilement à écrire sur mes autres trucs qui demandent plus d’efforts.

Des fois, j’oublie que je suis devenu auteur en écrivant ici sur mon blogue. J’aimais écrire tous les jours et avoir des réactions immédiates. Il y a une espèce de paye là-dedans.

Quand tu dois écrire une série, un film ou un roman, c’est beaucoup d’écriture où t’es seul et sans rétroaction où tu n’as plus les réactions auxquelles t’es habitué. Tu perds donc une partie de ta paye.

Et là, tu te dis que t’as besoin de te « botter le cul ». Mais le bottage de cul, c’est aussi une souvent une façon de dire que tu vas utiliser trois fois plus d’énergie que tu le devrais pour une activité. C’est loin d’être efficient.

En plus, en dépression, si tu n’as pas cette énergie et n’y arrive pas, tu t’en veux encore plus et c’est un loop qui se met à spinner.

J’ai plusieurs amis humoristes qui ont eu des pannes sèches d’écriture dans la dernière année et c’est sûr que le stress peut jouer dans tout ça, mais l’absence de public fait aussi très mal.

Quand t’es habitué d’écrire un bit et de le tester le soir même devant un public et des gros rires, c’est une dynamique forte. Quand tu perds le bout du public et que tu dois juste écrire dans l’éventualité d’un jour le présenter à quelqu’un quand la réalité d’avant reviendra peut-être, t’as besoin de te « botter le cul » assez fort.

Et là, j’ai du monde proche qui se questionne à savoir pourquoi ils sont moins productifs qu’avant. C’est que tu n’as plus ta paye, buddy.

Bref, je pense qu’une grande partie de la vie d’artiste, c’est d’apprendre à se connaitre pour être à son plus productif, et je suis content de m’avoir compris un petit peu plus.

Petits changements l’fun à venir sur mon Patreon

Jusqu’à maintenant, mon Patreon était centré sur mon projet Clandestino où chaque mois, je livrais un nouveau chapitre de mon projet de roman. Sauf que là, j’ai envie de rendre ma plateforme de financement plus générale à moi et d’y ajouter le plus de contenu par mois possible.

On s’entend, le Patreon existe vraiment pour les gens qui m’apprécient et ont envie de m’encourager en mettant le montant qui leur adonne sans que ça affecte trop leur budget. Je ne peux pas compétitionner avec Netflix ou même des patreons géants comme ceux de Mike Ward, mais je peux dire que moi, quand tu t’abonnes (ou te désabonnes ehehe), je m’en rends compte en crime! :-)

Ce que j’ai en tête, c’est de continuer à offrir Clandestino (qui arrive dans le bout cool de la fin) une fois par mois, mais aussi ajouter d’autres projets sur lesquels je travaille et que je peux partager en partie. Le nom du Patreon devrait donc changer pour quelque chose de plus général. Sûrement mon nom, j’imagine.

Ce que j’aime avec le Patreon, c’est que ce n’est pas privé, mais ce n’est pas public non plus. Genre, je peux partager des parties de scénarios ou de roman que je ne partagerais pas sur le blogue. Je n’ai pas l’impression de l’avoir sacré sur le web. C’est plus comme quand je l’envoie à mon entourage pour avoir du feedback et c’est parfait!

Je me demandais aussi si ça intéresserait du monde d’avoir un accès prioritaire à mon projet #ChercherTheOne. C’est peut-être trop fréquent à trois textes par semaines, mais on brainstorm. Je pense faire un sondage auprès des membres.

Pour les membres de la catégorie Focus Groupe, je vais aussi simplifier le processus de rétroaction pour que ce soit toujours le même formulaire parce que créer un nouveau formulaire chaque fois était juste trop de travail.

Bref, ça bouge, et ça m’enthousiasme! Voici les liens.

Patreon : https://www.patreon.com/tchendoh
Instagram #cherchertheone : https://www.instagram.com/tchendoh/
Facebook : https://www.facebook.com/echandonnet

Making-of de mon projet Instagram

Après beaucoup de préparation, la première publication s’en vient! Ça va se passer sur mon Instagram à @tchendoh si tu veux me suivre!

J’ai eu l’idée de me partir un blogue sur Instagram dont le but est de trouver The One, mais à mon rythme, et en jasant de 1000 trucs en même temps.

C’était beaucoup de travail, séparé en trois parties.

1. La partie le fun : les textes

2. La partie semi-le-fun : les graphiques

3. La partie pas le fun : les photos

La première partie est venue instinctivement parce que c’est ce qui me drive. Là, j’avais 1000 choses à dire sur le sujet et je me cherchais une tribune. D’habitude, quand je démarre un projet, j’essaie de voir ce que ça va donner pour ma carrière ou pour me rapporter des sous ou quelque chose, mais là, c’était juste des trucs que j’avais envie d’écrire et les seuls gains que je me voyais faire, c’est de finir par créer des relations (ce qui n’est pas négligeable, mais qui ne paye pas le loyer) et gagner du following sur Instagram, une plateforme que je n’ai jamais vraiment fréquentée.

Deuxième partie : les graphiques où j’ai dû m’arranger tout seul. J’ai toujours l’expression en tête « If you want to go fast, go alone. If you want to go far, go together » et ça me fait chier d’être aussi seul. C’est là que j’envie les gens qui sont à un plus haut niveau de succès où quand ils ont une idée, ils s’occupent de leur art et leur entourage s’occupe du reste. En tout cas, c’est ce dont moi je rêve quand je m’imagine devenir big.

Je me suis donc tapé plein de vidéos YouTube de design, de couleurs cool, de tendance, de negative space, de gaffes à ne pas faire et j’ai fini par arriver à de quoi à mon goût et qui semble plaire. Cette étape était drainante, mais au moins, le résultat était satisfaisant alors je m’en suis sorti OK.

La troisième partie est celle qui m’a tué : les photos. Encore une fois, j’ai été pogné tout seul. C’est le confinement, couvre-feu, bulles, etc. Mes options d’amis sont limitées. J’avais une amie à qui je me voyais demander de me prendre en photo et elle ne pouvait pas avant une éternité, alors plutôt que de reporter le projet de plusieurs semaines, je me suis arrangé tout seul et c’était vraiment pénible.

C’était pénible parce que la seule chose que je déteste plus que de me prendre en photo, c’est de me voir sur une photo. Ça m’a vraiment fait mal. C’est là qu’on voit toute l’aisance des gens sur Instagram qui sont tellement photogéniques et à l’aise sous tous les angles. Ça m’a tué et je pense que si je n’avais pas fait autant de travail en amont, j’aurais peut-être tout abandonné.

Là, j’ai décidé de me contenter du gros minimum avec une ou deux selfies pour m’acheter du temps. Je ne peux pas commencer un concept du genre sans mettre de photos. Ce serait comme une fiche Tinder sans photo. Ça ne se fait pas. Mais en même temps, c’est pas si grave si je n’ai pas 1000 photos dès la première publication. Le concept est déjà de prendre ça relaxe et d’y aller graduellement.

Pour le reste, je vais aussi poser des questions à la communauté à la fin de chaque publication. J’espère que les gens oseront participer! J’imagine que ça va dépendre de mon following et de l’engouement.

Je pense publier trois fois par semaine, mais je ne suis pas encore fixé parce que je ne sais pas encore si ce sera trop ou trop peu? Ce que j’aime, c’est qu’Instagram limite les textes à 2000 caractères alors ça me calme quand je m’énarve trop dans l’écriture. Je dois vraiment me limiter à une seule idée par publication.

Bref, encore beaucoup d’inconnu, mais une fois rodé, il me restera surtout à écrire et ça risque d’être intéressant et pas mal le fun, même si parfois ça me pousse en dehors de ma zone de confort.

On verra bien! Follow-moi!

Instagram : @tchendoh

Joyeux Noël, ma belle petite Ho!

Je suis reconnaissant d’avoir ma bulle chez qui aller ce soir parce que je ne sais jamais comment je vais le prendre quand je passe mon réveillon tout seul. Il y a des fois où ça ne m’a pas dérangé. D’autres fois, un peu plus. Ça dépend souvent de combien j’entends les voisins fêter. Ton malheur parait plus quand le bonheur des autres se fait entendre.

Là, ça devrait être plus tranquille en théorie vu que les gros partys sont interdits, mais ça n’avait pas l’air de ça dehors. Les rues sont pleines de chars pis les trottoirs remplis de monde.

Je me suis déjà fait un super cadeau : je me suis désinstallé Tinder, Bumble et Hinge, ahah! C’était semi-prévu pour deux raisons.

La première raison est que même quand j’ai des matchs, je n’aime pas l’état dans lequel je suis alors je ne suis jamais en mode séduction. Les filles sont tellement en demande que t’as besoin de te démarquer des autres gars et j’ai juste envie de dire « ouin, t’es mieux avec les autres gars. »

La deuxième raison est que je vais lancer en janvier un nouveau projet relié à ça. Je ne suis pas encore fixé sur le nom. Peut-être The One en 2021 ou #tinderic? (Ark!) Ça va se passer sur Instagram et je devrais poster du contenu presque quotidiennement. Il faudrait que ça débouche sur une relation parce que monétairement, je n’ai pas encore trouvé un moyen de rentabiliser l’expérience. :-)

En gros, il y a 1000 choses qui me dérangent des apps de rencontre alors je vais les partager, et un des trucs qui me dérange, c’est que je ne peux pas me présenter comme du monde. Alors j’aimerais arriver à mieux me présenter via le projet. Je suis pas mal inspiré et le côté graphique + texte risque d’être le fun.

Je vais avoir beaucoup plus de texte que les comptes IG typiques, mais je trouvais ça cool de faire le projet sur ce réseau social en particulier parce que plein de filles se servent de Tinder pour booster leur Instagram, alors que moi, je vais utiliser Instagram pour booster ma vie amoureuse.

Poetic justice!

https://www.instagram.com/tchendoh/

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