Premier entrainement au gym ce matin

T’as pas idée combien je suis psychorigide pour ce genre de truc.
 
Un paquet de petites peurs plus ou moins rationnelles qui me freinent. Genre, j’ai peur de ne pas avoir le bon équipement. J’ai peur de ne pas savoir me servir d’une machine. De déranger quelqu’un qui attend après ladite machine. Me faire juger parce que je fais pas les moves comme il faut, etc.
 
Du coup, j’ai tendance à tout repousser à plus tard en attendant que tout soit parfait. (À part mon corps.)
 
Pour le programme, je voulais que ça commence molo parce que je veux y aller quotidiennement et je pars de loin en crime avec ma shape de marde. J’ai opté pour un des programmes dans le free trial de la fameuse Iulia qu’on m’a conseillé. Ça ne me dérangera pas de payer si ça fait la job.
 
C’est cool parce qu’ils ont le wifi alors ça n brûlera pas mon data. Aussi, le programme commençait surtout avec des poids alors je n’ai pas eu trop à me servir des machines qui m’intimident et j’ai pu rester au même spot tout le long. Ça m’a donné l’occasion de me familiariser un peu avec la place (et presque pas regarder subtilement la babe qui courrait de reculons sur le tapis roulant).
 
Pour le programme, Iulia faisait 4 séries par entrainement, mais moi je me suis contenté d’en faire 3 et avec des petits poids de 10 livres. Baby steps.
 
Je fais attention parce que j’ai tendance à faire des migraines ophtalmiques quand je pousse trop et là, quelques heures après, je sens que je vais m’en sauver. C’est quand même passé proche. Ma vision est scrap pour la journée, mais ça passe. Je n’ai pas super bien mangé, il faut dire.
 
Bref, ça s’est passé pas si pire. J’ai hâte que ce soit intégré à ma routine. En attendant, j’ai l’impression que je vais perdre 3 gourdes et 4 serviettes par semaine juste par inattention.
 
Mon texte fait vraiment très mâle alpha, hein? Ça sent fort la virilité. La suite demain matin avec Iulia (plus facile à écrire qu’à prononcer).

Mon critère #1

Dans les dernières années, s’il y a un truc qui est devenu super important pour moi dans mes relations, c’est la capacité à discuter. En fait, pas juste la capacité à discuter, mais la capacité à régler des conflits.

C’est abstrait faque je vais y aller d’un exemple.

Genre, tu textes avec quelqu’un d’un sujet délicat, et comme vous êtes en désaccord, ça se met à escalader un peu. Les répliques sont un peu plus fendantes. Ce n’est pas une engueulade, mais c’est moins cool. C’est à partir de ce moment-là que mon critère #1 entre en jeu.

Premier indice que ça ne fonctionnera pas, c’est quand tu tombes sur quelqu’un qui est très émotif, très mean et qui le nie.

– T’es sûr que ça va? T’as l’air un peu en criss, me semble.
– Je vais très bien, mais tu peux penser ce que tu veux, hein, ostie d’épais.

Ce qui nous amène au deuxième indice pas trop rassurant : être malhonnête. Souvent, les gens ne veulent pas avouer qu’ils sont émotifs et tentent de le cacher. Ça arrive à tout le monde. C’est comme si on ne voulait pas démontrer aucun signe de faiblesse, mais ça n’a rien à voir. Même qu’au contraire, expliquer que t’es blessé, c’est une bonne façon de calmer la conversation.

Ça permet de passer du mode « casual » à « ok, c’est pu drôle, il faut régler ça ».

Mais même avec deux texteux d’expérience, il y a des limites à la connexion par l’écrit. Pour certains conflits, c’est juste mieux d’en parler de vive voix. Si vous avez vraiment besoin d’une bonne discussion pour mettre les choses au clair, c’est mieux de se booker une rencontre pour régler tout ça.

Et c’est là que le troisième indice arrive. Il y a des gens qui vont voir ça comme une grosse perte de temps. Il y a des gens qui vont craindre la rencontre live parce qu’ils ne pourront plus cacher leurs émotions aussi facilement. Il y a aussi des gens avec qui à ce moment-là, tu vas réaliser qu’ils se torchent un peu de votre relation.

Rendu à ce point-là, mon idée est pas mal faite.

Mais bon, même avec le monde mature, émotionnellement intelligent et bien intentionné, ce n’est pas toujours facile de tout régler sans dégât. Il y a des fois où l’émotion est forte au point où tu n’arrives même plus à écouter l’autre. T’es trop blessé pour avoir de l’empathie. Des fois, c’est juste mieux de prendre une pause. D’autres fois, c’est mieux d’y aller vraiment chacun son tour et de ne rien mélanger.

Mais plus tu chemines dans ta relation, et quand le potentiel est là, plus tu t’approches de ce niveau d’élite où la communication et la confiance sont assez fortes et mutuelles pour être capable d’échanger les deux en même temps, et ce, tout en jonglant avec les émotions de chacun.

Ça doit être un signe que je m’en viens vieux (parce que c’est sûrement le critère #1 le moins sexy du monde), mais c’est ça que j’admire et que je convoite. Pas d’avoir ce niveau-là de communication dès le départ, mais juste de croire que la relation a le potentiel de s’y rendre… éventuellement.

 

SPÉCIAL DU VENDREDI FOU!!

(Ou comme les Français disent : le Black Friday.)

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Comme j’ai établi que la version numérique de VDLP serait gratuite quand on achète la version papier sur Amazon, et que plusieurs d’entre vous me l’avez déjà acheté directement à moi, ça me semblait un bon deal non polluant à faire pour le Black Friday! 

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PS: Même si t’as déjà la version papier, ça dépanne bien sur un cell ou une tablette quand t’as rien à lire dans le bus ou le métro.

Trop d’intermédiaires dans nos industries artistiques?

Ces temps-ci, je m’intéresse à cette histoire d’Amazon qui commandite un prix littéraire. Plusieurs joueurs de l’industrie s’en plaignent parce qu’Amazon est un géant au capitalisme impitoyable qui menace à court terme l’avenir des petites librairies et à moyen terme, aussi celui des grandes.

En fait, à moins qu’elles se transforment et offrent beaucoup plus que de la vente, les librairies risquent de subir le même sort que les clubs vidéos.

Est-ce qu’on a perdu quelque chose depuis que les clubs vidéos ont disparu? Assurément. Déjà, les commis ont perdu leur emploi. On a aussi perdu le contrôle pour un proprio d’ici de mettre en vedette les films d’ici. Mais est-ce que c’est le genre de plus qui pouvait garder ces magasins en vie à long terme? Non.

J’aimerais préciser que je ne suis pas un expert. Je ne suis qu’un créateur de contenu qui constate des trucs. Si je me trompe, n’hésite pas à me corriger.

Ce que je remets en doute dans certaines de nos industries culturelles, c’est le nombre d’intermédiaires entre les créateurs et le public. La technologie évolue à une vitesse folle et nos modèles essaient de s’adapter, mais parfois, j’ai l’impression qu’on essaie aussi de s’accrocher au passé. Et c’est normal, si ta job est vouée à disparaitre dans un nouveau modèle, ça ne donne pas trop envie d’évoluer.

Ce qui m’énerve comme artiste dans le modèle actuel, c’est que trop souvent, l’artiste reçoit une infime partie des revenus alors qu’il doit gérer une grande partie du risque. Pendant que les intermédiaires dans la chaine travaillent souvent à temps plein en passant d’un artiste à l’autre, ces artistes se tapent individuellement beaucoup de misère et d’insécurité.

Ça use, ça magane, et ça ne vit pas vieux.

Ce que j’aimerais qu’on analyse, c’est vers quoi on s’en va et quels maillons de la chaine on devrait aider afin d’avoir des industries culturelles modernes et efficaces, avec des artistes qui arrivent à payer le loyer.

Je me questionne aussi sur où devraient aller nos subventions. Avec une population comme celle du Québec de quelques millions d’habitants, il est impossible de maintenir en vie un milieu culturel digne de ce nom sans l’aide de l’état. Même si certains voudraient qu’on suive le modèle américain et leur population de 300 millions, c’est juste impossible. Mais ce que je me demande, c’est combien de l’aide gouvernemental va à des intermédiaires d’un modèle révolu plutôt qu’aux gens indispensables à la création d’un contenu de qualité?

Par exemple, en télévision, les gens qui n’ont pas encore lâché le câble paient encore pour un paquet de chaines. Le modèle d’affaire mise sur l’idée que le client va s’abonner à un maximum de chaines et pour ce faire, on essaie d’avoir une ou deux émissions incontournables sur chaque chaine et bien souvent, le reste de la programmation est seulement du bruit un peu inutile et de basse qualité.

Combien d’argent gouvernemental se perd dans ce bruit? Je ne sais pas.

Ce que je sais, c’est qu’avec la quantité de contenu de qualité facilement accessible de nos jours, les émissions bof qu’on avait tendance à regarder en zappant un mardi à 14h quand il n’y a rien de bon à la télé traditionnelle, c’est voué à disparaitre. Alors s’il y a de l’argent qu’on peut rediriger vers de la création de qualité, ce serait gagnant.

Alors que l’avenir appartient aux Netflix, Amazon, Apple, Google et Disney, est-ce qu’on désire que nos subventions aident les différents canaux de distributions/diffusions ou directement le contenu? Personnellement, je suis dans l’équipe contenu.

Je ne propose pas qu’on élimine complètement tous nos diffuseurs. Ce que je propose, c’est qu’on les concentre et qu’on les optimise. Par exemple, tou.tv pourrait devenir LE diffuseur du Québec pour notre télé et notre cinéma. Un espèce de Netflix québécois mais public, moderne et accessible qui remplacerait notre modèle actuel très éparpillé sur des dizaines de chaines de câble traditionnel qui ont toutes un petit site web avec un petit lecteur web mal fait. Des sites web très peu fréquentés dont la durée de vie est très limitée.

Avec ce genre de concentration (convergence?), est-ce que ça laisserait plus d’argent et de subventions pour la création de contenu? C’est ce que j’espère. Dans le processus, on pourrait aussi tenter de se débarrasser de notre dépendance à la publicité. Tou.tv est sûrement le seul site de streaming de qualité qui t’impose 2-3 pubs (souvent les mêmes) une à la suite de l’autre avant de commencer une émission. Sans aucune possibilité d’avancer ou de les sauter. C’est insupportable et ça donne juste le goût d’aller sur YouTube ou de se trouver un bloqueur de publicité.

Le nerf de la guerre en ce moment, étant donné que l’offre est plus grande que jamais et que la planète produit des millions d’oeuvres chaque mois, plus personne n’arrive à se démarquer. C’est peut-être là que des organismes comme le CRTC pourraient aider. S’assurer que les oeuvres d’ici soient toujours bien visibles sur les plateformes des multinationales géantes. Donner une meilleure vitrine aux oeuvres d’ici dans leur algorithme, ça ne leur coûterait pas grand-chose.

Bref, je comprends la crainte des géants du web, mais il y a une partie qui est inévitable. Et surtout, le réflexe de s’accrocher à des modèles désuets n’est pas une philosophie qui risque d’être gagnante à long terme. Idéalement, tous les joueurs auraient des discussions afin de déterminer quel genre d’avenir nous voulons pour nos industries culturels et idéalement, ces discussions ne seraient dans le but de s’accrocher à un modèle désuet, mais plutôt de cheminer vers des modèles plus avant-gardistes, efficaces et vivants avec des artistes en santé qui produisent des oeuvres de qualité.

Merci.

There is no spoon

Avant de commencer, j’aimerais préciser que ce cliché des pieds qui dépassent (dans la photo) ne m’a jamais fait de sens parce que c’est la première chose que tu mets au chaud.

Cela étant dit, j’ai une nouvelle théorie.

Pour m’endormir, je n’ai pas vraiment de rituel stratégique, mais ça ressemble toujours à moi qui se tourne sur mon côté gauche et qui fait la cuillère à deux gros oreillers. Un à la hauteur de mon bras que j’enlace, l’autre à la hauteur de mon genou qui fait la même job réconfortante.

Mais je m’endors rarement comme ça. Tôt ou tard, je finis par me retourner de l’autre côté et je finis à plat ventre en prenant mon 4e oreiller qui m’attend de l’autre bord.

C’est compliqué, hein? Et c’est long. J’ai toujours pris un temps fou à m’endormir.

L’équivalent avec des humains demanderait pas mal d’accommodements. Peut-être quelqu’un qui ferait la petite cuillère de début et qui pourrait s’endormir avant que je me retourne à la copine de l’autre bord qui dormirait elle aussi à plat ventre (même si c’est pas bon pour le dos) et que je pourrais aller emboiter ?

En jasant de ça ce matin, j’ai réalisé que tout ça me ressemble. C’est peut-être symbolique. Peut-être que c’est une façon d’évaluer les gens en amour. Par exemple, il y a des gens qui peuvent s’endormir n’importe où n’importe comment. Peut-être que ces gens-là sont aussi ceux qui sont bien en couple avec à peu près n’importe qui.

Ils sont faits pour la vie de couple.

Pour moi, en essayant d’analyser, c’est comme si j’avais besoin de vivre mon amour dans mes propres termes. C’est moi qui choisis si je me colle, quand je me colle, quand je me décolle. Et peut-être que le 4e oreiller est pas tant une deuxième chick que juste mon besoin d’avoir mes moments tout seul ? Ça ou Shakira.

Je sais pas, mais toi, qu’est-ce tu penses de ma super théorie?

Je suis allé voir Bohemian Rhapsody

Et c’était trippant!

Ma principale réserve était sur la crime de prothèse dentaire ridiculement géante. Je comprends que Mercury avait des grosses dents (même si je n’avais jamais remarqué), mais là, ça faisait tellement déguisement de Bye Bye. Surtout quand on connait la vraie gueule de Rami Malek, qui était excellent comme toujours.

D’ailleurs, Malek a déjà une gueule prononcée qui ressort. Ç’aurait pas été suffisant?

À part ça, le film était vraiment le fun. J’ai vu des gens se plaindre des problèmes de chronologie, mais un, je n’étais pas assez connaisseur de Queen pour m’en rendre compte et deux, ça ne me dérange pas trop qu’on prenne des libertés dans ce genre de film. J’avais adoré Straight Outta Compton pis c’était assez évident qu’on beurrait épais par moment.

En fait, j’aime bien qu’on romance tout ça et qu’on retrouve l’espèce de côté mythique que l’internet (ou l’âge?) nous a enlevé. D’ailleurs, selon Wikipedia, ce n’est pas vrai que Mercury pouvait couvrir quatre octaves. Mais bon, ç’a beau être du fake news, il avait quand même une voix folle.

Avant d’aller voir le film, j’avais aussi vu des critiques qui se plaignaient qu’on ne voyait pas adéquatement sa sexualité et qu’on faisait du « straight-washing », mais je n’avais pas cette impression en voyant le film, sauf qu’encore une fois, je ne suis pas un si grand connaisseur de Queen.

En fait, je ne connaissais même pas la toune Radio Ga Ga qui est pas mal cool. Toune qui a été écrite par le drummer et qui est derrière le nom de Lady Gaga.

J’étais content que le traitement soit pas mal feel-good. On reste très peu dans la maladie et les problèmes de drogue. Et s’il y avait quelque chose que je n’avais pas besoin de me rappeler, c’est la solitude de vieillir en solo alors que tes amis ont des familles.