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Ma première fois

Ma première fois, c’était en 92.

Ce qui est poche quand tu commences à faire l’amour, c’est que t’es pu tout seul.

Pour elle, c’était un truc vraiment important, pour moi c’était plus le typique ado : « Woah… SEX! ».

Avec un peu de bave.

On a vraiment planifié ça classe. Le souper avec bar à pain chez Pacini, l’achat des condoms en couple chez Jean Coutu, la chambre avec lit double chez mes parents. La grosse affaire.

Ma chambre a pas de fen être faque il fait très noir, c’est très cool. Je me vois pas le nez, mais c’est très cool! Anyway, on a pas mal fait le tour dans les semaines précédentes et on se ramasse vite aux nouvelles parties à défricher. C’est d’ailleurs l à que j’ai réalisé qu’en 1992 en Abitibi, il y a quelque chose qui est pas encore à la mode : l’épilation intégrale.

C’est elle qui s’occupe de la capote parce qu’elle a de l’expérience. Je suis son deuxième! La catin. Je lui refile la capote avec mes mains qui shake, elle m’installe ça avec ses mains qui… ok je sais pas trop ce qu’elles font mais c’est très cool!!

Une fois qu’elle commence à me mettre la capote, il se passe de quoi de bizarre. T’sais à l’école t’as une prof de bio qui s’improvise sexologue sur une heure de diner pour expliquer que porter le condom, c’est cool pis que ça change rien au feeling. Bullshit!!

C’est la première fois, on feel wild, on y va pour le missionnaire. Elle se couche sur le dos pis moi je me place en genre de position push-up par dessus mais j’ai une main qui aide mon truc à s’enligner. M’enligner sur quoi? J’ai au-cune idée.

Pis ça commence à paraitre.

Il aurait fallu filmer ça avec une caméra infra-rouge. Je vois zéro. J’essaie de tâter le terrain avec mon truc mais je sens rien avec l’osti de capote, mon bras gauche commence à shaker pendant que je continue à fouiller dans à peu près trois pieds carré de tourbe. Mon coeur pompe en malade et pourtant, je commence à manquer de sang à deux endroits très stratégiques. Un des endroits me dérange plus que l’autre parce qu’honn êtement, à ce moment-là, avoir eu le choix, j’aurais opté pour la perte de conscience. J’avais l’air d’un campeur qui essaie de poser sa tente en pleine nuit pis qui a oublié ses tiges chez eux. Je me dis que ça peut pas aller plus mal que ça. Jusqu’ à ce qu’elle se mette à brailler pis qu’elle me dise « Tu me trouves pas beeeelle! ».

C’est ridicule, c’est mon idéal féminin, elle est parfaite mais dans la situation je me dis « Hey, c’est peut- être pas mauvais qu’elle pense que c’est de sa faute à elle. » Finalement, je lui offre tout mon réconfort avec une phrase de champion : « Ben non bébé… je te vois m ême pas. »

L à elle me demande « As-tu déj à été… t’sais… assez dûr? » L à, avec un cerveau qui fonctionne, c’est un débat qui tougherait à peu près un vingtième de seconde mais dans les circonstances, je me le demande vraiment. Je suis en pleine adolescence, je suis bandé à peu près 23 heures sur 24. Je me branle 6 fois par jour et quand je parle avec une fille, je prends une minute avant de me lever le temps que ça redescende mais je finis quand m ême par conclure que je suis un ostie de freak et que le sexe, ça serait pas pour cette vie-ci.

Pire feeling au monde.

Il m’aurait tellement fallu une femme d’expérience qui puisse me dire que c’est des trucs qui arrivent. Des histoires de cul qui tournent mal, toutes les filles en ont des tonnes. Les gars, eux autres, parlent jamais de ça! Pourquoi on a honte de ça mais pas de conter la fois qu’on a grimpé 3 filles en fesant du pouce à Maniwaki? « Quand je suis nerveux, je bande pas. »

Un vrai homme assumerait ça sans problème.

En attendant, j’ai elle qui pleure. Quoi c’est moi qui doit offrir le réconfort? Moi ma vie elle est terminé! Elle, elle va être ben correct. Une fois qu’elle va s’ être épilé ça.

Faque on se console un peu pis on finit par aller prendre un bain. Et c’est l à où j’ai eu droit à ma toute première fellation. Ça s’est super bien passé!

Le lendemain à l’école avec les boys, j’ai pu montrer que je suis un vrai homme. Et je leur ai raconté l’histoire du bain de A à Z.

Souvenirs de Saint-Denis!

Ahaha je suis retombé sur ce vidéo-là qui était dans la journée qu’on a fait le Saint-Denis!

Quelle journée!!

Pour ceux qui veulent aussi l’histoire et/ou qui n’ont aucune idée de quoi je parle, je l’avais raconté ici.

Ah, je suis content d’avoir écrit tout ça! C’est un cool souvenir!

Je redeviens nerveux quand je le lis! Quelle expérience!

La relève des humoristes engagés…

J’ai répondu à ce post que j’allais faire un post sur un sujet. En gros, le wannabe disait qu’on ne voyait pas son côté sérieux sur son blogue et si j’ai bien compris avec le reste de ses écrits, il aspire à être un humoriste engagé.

Je ne m’adresse pas au Wannabe directement mais plutôt à une catégorie d’artiste. C’est très probable que Mr. W. ne se sentira m ême pas concerné par mon commentaire.

D’abord, j’aimerais établir que la « relève », c’est les humoristes que la plupart du monde ne connait pas. Dominic et Martin, ce n’est PAS la relève. La relève, c’est justement Wannabe ou les autres qui ont essayés le concours à Vox. Ou tous ceux qui innondent les dizaines de soirées d’humour de la relève à 4-5$ où personne fait une cenne à part peut- être les propriétaires de bars. Je ne parle pas non plus des auteurs, qui ont des contraintes et défis très différents.

Bon, cela dit…

Premièrement, j’ai toujours eu de la misère avec les artistes qui prétendent vouloir être engagés. Quand t’es engagé, tu l’es. T’es pas un engagé la fin de semaine ou dépendant des tribunes. C’est viscéral, naturel.

Peut- être que c’est quand m ême mieux que rien du tout. De ce que j’ai vu de la relève en humour, on se refuse d’ être engagé.

Pour la plupart, être engagé, c’est :
– Se couper des marchés. Au Québec, le marché pour la scène est complètement saturé. C’est tellement difficile de percer qu’on ne veut pas se barrer d’une partie du public ou de l’industrie en ayant des opinions.
– Moralisateur. Pour plusieurs, être engagé c’est dire aux gens comment penser. Ils voient donc ça comme un geste prétentieux. Ils ne veulent prétendre à rien d’autre que de faire rire.
– Plate. Pour plusieurs, quand y a du contenu ou que ça donne l’occasion de réfléchir, c’est plate. Pourtant, Yvon Deschamps a prouvé le contraire pendant 30 ans.
– Pas leur style. C’est ce qui est le plus respectable parce qu’il faut accepter que la majorité ne soit pas intéressé par ça ou doué à ce niveau. Quand on critique que les humoristes ne sont pas engagés, c’est dans leur ensemble mais on ne peut pas leur reprocher en tant qu’individu. Chacun son truc.

Peut- être qu’ être engagé et drôle en m ême temps, c’est plus facile à dire qu’ à faire. À mon avis, Deschamps ne se pose pas la question. Il ne se dit pas « comment pourrais-je être engagé aujourd’hui? » Comme je disais plus tôt, pour les vrais artistes engagés, c’est naturel. Il a une page blanche pis il écrit ce qui l’inspire. C’est tout. Il ne s’est pas dit « Sur mon blogue je vais ratisser large pour plaire au plus de monde possible. Sur scène, je vais être engagé un numéro sur trois. Etc. »

Ils semblent se permettre d’ être engagé seulement une fois qu’ils sont au top. Et encore l à, on est en à une controverse près de saboter sa carrière. L’affaire de Mike Ward et Cédrika est un bel exemple. La mode, c’est de faire un number engagé par show. Comme spectateur, on est en droit de se demander si l’artiste le fait par conviction ou encore parce que c’est ce qui pogne de ce temps-là.

On a eu des cours et des débats là-dessus à l’école et on pouvait voir que la plupart des étudiants avait peur d’avoir un message dans leurs textes. Une vraie peur. Ça faisait frais chié et prétentieux. (Pourquoi? J’ai des théories (comme leur âge, notamment) mais ce post commence à être long.)

Il faut que ça soit léger, sans prétention, vide.

Ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas de talent. Ou qu’ils sont moins authentiques. Ou que ce n’est pas drôle.

Loin de l à.

J’en profite m ême pour faire une plug. Voici le démo de quatre humoristes qui sont sortis de l’école en m ême temps que moi et que je trouve très drôle. Si vous avez la chance d’aller voir ça, gâtez-vous!

Gag de 17h pour le souper

Mise en situation, c’est le début de la saison de Lost.

Les habitants sont sur la plage de leur île perdue. Un avion traverse le ciel et les deux ailes s’arrachent et l’avion amorce une tumultueuse descente vers l’ile.

Un habitant de l’ile, fier, déclare : «Regardez, c’t’un Bombardier!»

(J’avais écrit ce gag AVANT le Bye Bye de RBO :P)

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