Un peu obstineux

(Statut Facebook que je pensais avoir partagé ici, mais que finalement non.)

On s’entend, je suis un peu obstineux.

On me l’a trop souvent dit pour que je m’obstine là-dessus, mais j’ai toujours détesté cette étiquette parce que ça sous-entend que je veux juste m’obstiner pour m’obstiner alors qu’au contraire, quand je me mêle à un débat, c’est que j’ai une vraie opinion ou au moins une idée que je veux défendre avec mon cœur. Ce n’est pas comme Richard Martineau qui s’invente une opinion controversée pour vendre de la copie. Et il n’aura aucun problème à défendre le contraire trois mois plus tard.

Bon, je ne suis pas irréprochable non plus. Il m’arrive de troller par moment, mais en général, je suis vraiment de bonne foi et mon cœur y est à fond. Je ne serais pas writer si mon cœur n’y était pas autant. Mais bon, je sais que ce n’est pas tout le monde qui apprécie les débats. Il y a des types de personnalité que ça agresse.

Parfois, il y des sujets plus tabous qui sont si délicats que ça devient périlleux d’en discuter publiquement. C’est pour ça que j’ai des gens dans mon entourage dont je me sers quand j’ai envie de discuter de certains sujets. Par exemple, si je veux jaser de la direction de Radio-Canada, j’ai 2-3 amis Facebook pour ça. Si je veux parler de laïcité ou de religion, j’en ai quelques autres sur lesquels je vais tester mes arguments. Et c’est drôle parce que parfois, ces amis finissent par me dire « ben voyons, pourquoi tu stick autant sur ce sujet-là?! »

Mais des sujets du genre, j’en ai quand même pas mal :
– Le financement de notre culture
– Les relations/différences homme/femme
– La séduction
– La monogamie
– La laïcité/la religion
– Ce qui est politiquement correct
– Les tabous
– La souveraineté
– La survie du français
– Le multiculturalisme
– L’humour
– La liberté d’expression
– Le féminisme
– La culture du viol
– Le salaire minimum à 15$
– Black Lives Matter
– La droite et la gauche
– La politique
– L’immigration
– L’importance de l’empathie dans nos débats publics
– Les mouvements sociaux
– L’avenir de la planète
– La prostitution
– La psychologie
– La dépression
– Le suicide
– La télé québécoise
– La télé d’ailleurs
– Les médias
– L’écriture inclusive

Bon, il y a des sujets dans la liste qui se recoupent et plein d’autres que j’oublie en ce moment, mais j’avais envie de partager publiquement que je m’intéresse sincèrement à tout ça. Ce sont des sujets qui me touchent et qui me passionnent.

Cela dit, si vous me pognez à débattre sur la valeur du Dow Jones ou les nouvelles tendances mode de la saison prochaine, là, c’est clair que je trolle parce qu’en toute sincérité, je m’en torche complètement.

Rick and Morty

Je me suis clenché un peu après tout le monde (le monde cool) la série animée Rick and Morty qui est déjà une série culte après 3 saison. J’avoue que c’est seulement vers la fin de la deuxième saison que j’ai commencé à comprendre tout l’engouement. Le personnage de Rick est tough à aimer durant la première saison, mais ils réussissent à placer ça (et à tasser Morty dont on se fout quand même un peu). Mine de rien, c’est la 2e série culte de Dan Harmon, qui s’était mis sur la map avec Community. Le gars a juste 4 ans de plus que moi! Je dois donc sortir trois séries cultes en pas long.

Les dauphins et les licornes

Un jour de l’an tout seul sans avoir le réflexe de se faire un bilan, c’est assez impossible. Impossible à jeun, en tout cas.

Chez le psy, la question que je crains le plus est toujours qu’on me demande ce qui me rend heureux. Je ne trouve rien et moins je trouve, plus j’angoisse, et ça part en boucle. Je le vois même dans ma tête en ce moment. J’ai peur de ne rien trouver. Une vraie peur!

Je finis toujours par sortir l’écriture. Écrire, ça me rend heureux! Mais est-ce que c’est vrai? Je ne mouille pas en écrivant ma liste d’épicerie. Mais si je dois écrire sur un projet qui me parle, un projet attendu, c’est autre chose.

Mais tu vois, c’est un peu complexe à expliquer. Ça se liste mal. Et j’ai l’impression que c’est souvent comme ça. J’ai les bonheurs complexes. J’aimerais pouvoir dire que j’aime le scotch, voyager et les levés de soleil, mais pas vraiment. Les levés de soleil, je m’en torche pas mal. Les voyages? Je n’ai pas le trip de collectionner les destinations comme la plupart des voyageurs, mais il y a des trucs qui me plaisent là-dedans. Ce moment au départ où j’ai l’impression de me sauver de ma vraie vie, l’idée que je vais découvrir de nouvelles personnes.

Mais bon, pour découvrir du nouveau monde, tu n’as pas toujours besoin d’être celui qui voyage.

Une amie parlait tout à l’heure du truc des 36 questions et ça m’a rappelé que les deux fois où je l’ai fait, ça a construit de quoi. Bon, ça aide que c’était avec deux chicks physiquement à mon goût au départ, mais ça n’a rien donné de physique. J’ai juste ces deux personnes loin de moi à qui je ne parle qu’une ou deux fois par année, mais ça reste deux personnes avec lesquelles j’ai une certaine connexion et ces petits liens-là, ils m’apportent un petit quelque chose.

Quand je regarde dans mes souvenirs, mes moments heureux sont souvent lorsque je fais rire mon entourage. C’est encore un truc qui est très « humain ». Dans un party ou une classe où j’ai de la répartie et que ça score, mais aussi tout seul avec une fille avec qui ça clique. Ce sont des situations difficiles à reproduire pour différentes raisons.

  • Je suis moins souvent en situation de groupe
  • Quand je m’y retrouve, je n’y suis plus habitué
  • Quand je suis en groupe, c’est rarement avec « mon monde »

C’est sûr que c’est le fun de faire rire des inconnus, mais je pense qu’une partie de mon trip est de faire rire des gens qui m’intéressent. Tu te sens apprécié et aimé par des gens que t’aimes bien aussi. Il y a une réciprocité qui est importante.

Et ultimement, pour cette nouvelle années, c’est ça que je me souhaite : du monde que j’ai envie de faire rire. En 2017, je me suis ajouté quelques nouvelles relations au niveau professionnel qui m’ont beaucoup apporté, mais je pourrais en avoir plus au niveau personnel.

C’est sûr que j’ai des moments de bonheur dans ma vie de loner. Je peux avoir un rush d’énergie quand une bonne toune me fait danser dans la douche ou quand je trouve la meilleure idée pour une série qui va torcher Stranger Things, mais quand t’es bien entouré, presque tout devient trippant. Même les petites niaiseries du quotidien.

C’est d’ailleurs pour ça que les jeux de cartes ou même le golf existent. Objectivement, ce sont des jeux super plates, mais avec des bons amis, tout devient trippant.

Sinon, ajoute du scotch.