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La honte

Samedi, j’allais aider un de mes anciens profs pour la billeterie à l’entrée de son spectacle pas loin de chez nous pis après à peine 10 minutes, j’ai commencé à me sentir mal et voir des spots. Une belle chute de pression. Il a fallu que je sorte dehors avant de tomber devant le monde. Par chance, j’ai une amie et ancienne collègue de classe qui est arrivée en même temps et qui a pu me remplacer.

C’était humiliant. Une job si simple.

C’est là que j’ai vu les limites de ma super diète qui consiste à alterner entre jeûner et pas manger.

Avec mon énergie au minimum, il faut croire que de me tenir debout et cocher des noms, avec un peu de chaleur et de nervosité, c’était trop.

Et pour mon entourage proche, ce n’était pas une grosse surprise. Ma vitalité est en chute libre avec ma dépression qui continue d’empirer et les différents antidépresseurs qui continuent d’être totalement inefficaces. Sans compter la travailleuse sociale qui devait me référer un psy depuis longtemps qui est impossible à rejoindre.

Je suis loin d’avoir maintenu un rythme de vie qui est sain. En fait, j’ai un peu abandonné sur moi-même. Je me suis mis à juste dormir. Dormir tout le temps. L’énergie n’était pu là. Pour rien. J’ai cessé de me laver. De voir du monde. Même que la première fois de ma vie, j’ai perdu l’énergie pour écrire. Ce qui est terrifiant parce que d’habitude, c’est une des rares choses qui m’apporte de l’énergie.

MAIS…

Il y a eu du positif dans les derniers jours. Vendredi, j’ai appris qu’après trois demandes infructueuses à la RAMQ, j’ai finalement été accepté comme « patient d’exception » pour un antidépresseur qu’on essaie d’avoir depuis une éternité. Bon, on ne sait pas si ces méds seront mieux que les autres, mais ils DEVRAIENT aider.

Aussi, j’ai finalement réussi à rejoindre ma travailleuse sociale qui me snobait en contactant une autre travailleuse sociale pour aller lui mettre de la pression. Elle m’a écrit un petit courriel pour dire que je devrais avoir des nouvelles de mon nouveau psy dans « quelques semaines ». C’est ce qu’on m’avait dit en juillet, mais bon, espérons que cette fois, c’est la bonne.

Bref, c’est bizarre parce que j’ai ce nouveau positif qui arrive d’un coup, mais je suis tellement mal en point et profond dans ma marde. Je passe mes journées à dormir (tu peux pas t’imaginer combien je dors) et me trouver nul et ça va tellement me prendre d’énergie et de temps à me sortir de ça que j’ai beaucoup de misère à y croire. Genre, l’idée de pouvoir un jour être heureux ou être un parti attirant pour quelqu’un dans cette vie-ci me semble tellement irréaliste.

Mais bon, je devrais commencer les nouveaux antidéps demain.

Petit kombucha de fin de soirée

J’avais l’impression que ça faisait 100 ans que je n’étais pas allé écrire dans un bar. Il était presque minuit et j’avais quelques notes que j’avais besoin de pousser un peu plus loin alors je suis allé au Yïsst, un bar à quelques pas de chez moi.

Je me suis assis au bar face à un plexiglass qui avec l’éclairage me renvoyait juste assez de reflet. Tout sauf ma gueule, en fait. Parfait pour mes complexes.

J’aurais aimé me commander un whisky cool à la Hank Moody, mais je suis encore off de l’alcool pour me donner une chance avec les antidéps alors j’ai opté pour le kombucha.

Le bar était peut-être rempli au cinquième. Deux filles discutaient à l’autre bout du bar. Deux-trois gangs étaient éparpillées dans le reste de la place. Une ou deux dates.

Ça faisait changement d’écrire chez moi ou dehors. Ce que j’aime avec le bar, c’est que je m’imagine toujours cette idée, cette possibilité d’être abordé par cette fille cute et intéressante.

Bon, ça n’arrive jamais, évidemment. Il n’y a pas que le plexiglass qui n’aime pas ma gueule. Ma gueule dans mes notes, en plus. Mais hey, juste ce petit espoir que ça puisse arriver, comme dans les films, ça m’apporte toujours une énergie qui fait du bien.

Files-tu pour jaser de pilules? Je sais que t’adores ça

C’est tout ce dont je jase ces temps-ci sur ce blogue, j’ai l’impression. Je pourrais jaser des films que je vais voir, mais on dirait qu’il n’y a rien qui me fait vivre quelque chose. Et côté série télé, je me retape en rafale les saisons de Californication pour m’évader. Je pense que j’ai vu quatre saisons en deux semaines.

J’aimerais être comme ce bon vieux Hank Moody (le perso principal de Californication). Lui, il vit seul, mais il n’est jamais seul. C’est l’avantage de vivre dans une série télé, j’imagine.

Je pense que ma seule grande discussion cette semaine, c’était avec ma pharmacienne. D’ailleurs, c’est un service que j’apprécie beaucoup. J’ai un suivi avec des pharmaciennes et elles ont le temps de me parler alors ça me permet de vraiment tout comprendre et de mettre tout au clair. Elles sont allumées et compétentes.

Et dans le positif, on a peut-être trouvé ce qui faisait que je dormais autant et que j’étais toujours aussi fatigué depuis le mois de mars. Ça fait juste une semaine de test, mais ce serait une pilule qu’on me donnait pour… me donner de l’énergie. Il y a un 7% des gens chez qui ça crée de l’hypersomnolence.

On va attendre un autre deux semaines pour voir et confirmer. En attendant, j’essaie de continuer à m’entrainer vu qu’aller mieux, ça se fait avec une combinaison de trucs. Il reste le côté social sur lequel je suck. Je suis incapable d’aller faire du bénévolat, même si c’est la suggestion qui revient le plus souvent et qui fait le plus de sens. L’idée d’affronter autant d’inconnus d’un coup me fait boguer. Faut dire que dans mon état, il ne faut pas grand-chose pour me faire abandonner une idée qui ne me plait pas.

J’ai eu une bonne journée hier

C’était ma première bonne depuis plusieurs mois. Ça m’a fait réaliser que si je règle enfin mes fucks de médication, je reviens quand même à ma vie loin d’être parfaite.

Oui, je pourrais recommencer à travailler sur mes projets trippants, mais j’aurais aussi ma vie pleine de trous.

C’est que je manque encore de relations significatives. J’en ai, mais il m’en manque. Ça aiderait à me débarrasser du temps que je perds sur les réseaux sociaux. T’sais, avant au moins, je participais sur les réseaux sociaux. Maintenant, je fais juste scroller en me frustrant sans rien écrire. Une genre de consultation castrée où je trouve plein de monde cave, mean ou dans le champ, mais je ne dis rien parce que j’essaie de correspondre à un espèce d’idéal intérieur où je me dis que c’est la meilleure chose à faire, sauf que ça ne me rend pas plus heureux.

Le mieux pour m’éviter tout ça, ce serait d’avoir mieux à faire. Genre, une vie sexuelle. Plus de discussions de terrasse avec des gens intelligents. Pis un paquet d’activités entre les deux.

C’est tough à trouver pour moi des bonnes relations. J’y arrive, mais c’est difficile. C’est risqué. C’est gênant. Les débuts peuvent être chiants. Tu peux perdre ton temps. Et je suis loin d’être à mon top.

Mais c’est à peu près la seule constante chez les gens heureux : ils possèdent de bonnes relations humaines significatives.

Je ne comprends pas Instagram

Sur mon compte Instagram, j’ai commencé un top 50 des fois où je suis tombé en amour en regardant des séries télé. D’ailleurs, certains ont l’air de croire que je fais juste classer des chicks en ordre de beauté, mais la personnalité compte beaucoup plus que ça! C’est ça qui est cool des séries télé. T’as le temps de te faire une idée de la personnalité du personnage.

Bref, je publie un post par jour et pour le moment, j’obtiens beaucoup plus de likes que prévu, sauf que 90% des likes viennent de gens pas rapport qui ne me follow pas et qui ne parlent même pas français.

Je ne comprends pas d’où ils arrivent.

Est-ce à cause des hashtags ou parce qu’un algorithme déclenche une alerte à chicks? En tout cas, c’est un peu plate. Oui, c’est cool d’avoir 50 likes sur une publication, mais si 48 dans le tas sont des inconnus qui sont juste là pour liker une belle photo sans rien lire, interagir ou follower, ce n’est pas une interaction super satisfaisante.

C’est là qu’on voit que je joue mal à Instagram. Je devrais avoir des billets à vendre ou un produit quelconque. Moi, je blogue des niaiseries comme un imbécile pour passer le temps.

Je pense que je vais commencer à tout publier en même temps sur mon Facebook en parallèle. C’est juste une case à cocher et là, ce serait un peu plus avec du monde pertinent.

Bref…

Instagram : @tchendoh (old fuck)

Les 50 fois où je suis tombé en amour en regardant des séries télé

Pour ceux et celles qui ne me suivent pas déjà sur Instagram à @tchendoh, je viens de lancer un projet où je répertorie les 50 fois où je suis tombé en amour en regardant des séries télé.

Un projet aussi ludique que futile qui permet de me rappeler que j’ai déjà eu un cœur fonctionnel, tout en faisant découvrir quelques bonnes séries télé au passage.

Et toi, quels sont tes crushs de personnages de séries télé? (Non, les films, ça ne compte pas!)

Mon Instagram : https://www.instagram.com/tchendoh/

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