Auteur : tchendoh ( Page 1 de 1517)

Petit kombucha de fin de soirée

J’avais l’impression que ça faisait 100 ans que je n’étais pas allé écrire dans un bar. Il était presque minuit et j’avais quelques notes que j’avais besoin de pousser un peu plus loin alors je suis allé au Yïsst, un bar à quelques pas de chez moi.

Je me suis assis au bar face à un plexiglass qui avec l’éclairage me renvoyait juste assez de reflet. Tout sauf ma gueule, en fait. Parfait pour mes complexes.

J’aurais aimé me commander un whisky cool à la Hank Moody, mais je suis encore off de l’alcool pour me donner une chance avec les antidéps alors j’ai opté pour le kombucha.

Le bar était peut-être rempli au cinquième. Deux filles discutaient à l’autre bout du bar. Deux-trois gangs étaient éparpillées dans le reste de la place. Une ou deux dates.

Ça faisait changement d’écrire chez moi ou dehors. Ce que j’aime avec le bar, c’est que je m’imagine toujours cette idée, cette possibilité d’être abordé par cette fille cute et intéressante.

Bon, ça n’arrive jamais, évidemment. Il n’y a pas que le plexiglass qui n’aime pas ma gueule. Ma gueule dans mes notes, en plus. Mais hey, juste ce petit espoir que ça puisse arriver, comme dans les films, ça m’apporte toujours une énergie qui fait du bien.

Files-tu pour jaser de pilules? Je sais que t’adores ça

C’est tout ce dont je jase ces temps-ci sur ce blogue, j’ai l’impression. Je pourrais jaser des films que je vais voir, mais on dirait qu’il n’y a rien qui me fait vivre quelque chose. Et côté série télé, je me retape en rafale les saisons de Californication pour m’évader. Je pense que j’ai vu quatre saisons en deux semaines.

J’aimerais être comme ce bon vieux Hank Moody (le perso principal de Californication). Lui, il vit seul, mais il n’est jamais seul. C’est l’avantage de vivre dans une série télé, j’imagine.

Je pense que ma seule grande discussion cette semaine, c’était avec ma pharmacienne. D’ailleurs, c’est un service que j’apprécie beaucoup. J’ai un suivi avec des pharmaciennes et elles ont le temps de me parler alors ça me permet de vraiment tout comprendre et de mettre tout au clair. Elles sont allumées et compétentes.

Et dans le positif, on a peut-être trouvé ce qui faisait que je dormais autant et que j’étais toujours aussi fatigué depuis le mois de mars. Ça fait juste une semaine de test, mais ce serait une pilule qu’on me donnait pour… me donner de l’énergie. Il y a un 7% des gens chez qui ça crée de l’hypersomnolence.

On va attendre un autre deux semaines pour voir et confirmer. En attendant, j’essaie de continuer à m’entrainer vu qu’aller mieux, ça se fait avec une combinaison de trucs. Il reste le côté social sur lequel je suck. Je suis incapable d’aller faire du bénévolat, même si c’est la suggestion qui revient le plus souvent et qui fait le plus de sens. L’idée d’affronter autant d’inconnus d’un coup me fait boguer. Faut dire que dans mon état, il ne faut pas grand-chose pour me faire abandonner une idée qui ne me plait pas.

J’ai eu une bonne journée hier

C’était ma première bonne depuis plusieurs mois. Ça m’a fait réaliser que si je règle enfin mes fucks de médication, je reviens quand même à ma vie loin d’être parfaite.

Oui, je pourrais recommencer à travailler sur mes projets trippants, mais j’aurais aussi ma vie pleine de trous.

C’est que je manque encore de relations significatives. J’en ai, mais il m’en manque. Ça aiderait à me débarrasser du temps que je perds sur les réseaux sociaux. T’sais, avant au moins, je participais sur les réseaux sociaux. Maintenant, je fais juste scroller en me frustrant sans rien écrire. Une genre de consultation castrée où je trouve plein de monde cave, mean ou dans le champ, mais je ne dis rien parce que j’essaie de correspondre à un espèce d’idéal intérieur où je me dis que c’est la meilleure chose à faire, sauf que ça ne me rend pas plus heureux.

Le mieux pour m’éviter tout ça, ce serait d’avoir mieux à faire. Genre, une vie sexuelle. Plus de discussions de terrasse avec des gens intelligents. Pis un paquet d’activités entre les deux.

C’est tough à trouver pour moi des bonnes relations. J’y arrive, mais c’est difficile. C’est risqué. C’est gênant. Les débuts peuvent être chiants. Tu peux perdre ton temps. Et je suis loin d’être à mon top.

Mais c’est à peu près la seule constante chez les gens heureux : ils possèdent de bonnes relations humaines significatives.

Je ne comprends pas Instagram

Sur mon compte Instagram, j’ai commencé un top 50 des fois où je suis tombé en amour en regardant des séries télé. D’ailleurs, certains ont l’air de croire que je fais juste classer des chicks en ordre de beauté, mais la personnalité compte beaucoup plus que ça! C’est ça qui est cool des séries télé. T’as le temps de te faire une idée de la personnalité du personnage.

Bref, je publie un post par jour et pour le moment, j’obtiens beaucoup plus de likes que prévu, sauf que 90% des likes viennent de gens pas rapport qui ne me follow pas et qui ne parlent même pas français.

Je ne comprends pas d’où ils arrivent.

Est-ce à cause des hashtags ou parce qu’un algorithme déclenche une alerte à chicks? En tout cas, c’est un peu plate. Oui, c’est cool d’avoir 50 likes sur une publication, mais si 48 dans le tas sont des inconnus qui sont juste là pour liker une belle photo sans rien lire, interagir ou follower, ce n’est pas une interaction super satisfaisante.

C’est là qu’on voit que je joue mal à Instagram. Je devrais avoir des billets à vendre ou un produit quelconque. Moi, je blogue des niaiseries comme un imbécile pour passer le temps.

Je pense que je vais commencer à tout publier en même temps sur mon Facebook en parallèle. C’est juste une case à cocher et là, ce serait un peu plus avec du monde pertinent.

Bref…

Instagram : @tchendoh (old fuck)

Les 50 fois où je suis tombé en amour en regardant des séries télé

Pour ceux et celles qui ne me suivent pas déjà sur Instagram à @tchendoh, je viens de lancer un projet où je répertorie les 50 fois où je suis tombé en amour en regardant des séries télé.

Un projet aussi ludique que futile qui permet de me rappeler que j’ai déjà eu un cœur fonctionnel, tout en faisant découvrir quelques bonnes séries télé au passage.

Et toi, quels sont tes crushs de personnages de séries télé? (Non, les films, ça ne compte pas!)

Mon Instagram : https://www.instagram.com/tchendoh/

Pis toi, ta noradrénaline?

Ma troisième demande pour le Pristiq (un type antidépresseur non couvert) a encore été refusé par la RAMQ. Ce n’est pas compliqué, la RAMQ refuse toujours tout selon mes expériences. Ils attendent quelques semaines après ta demande et te réécrivent « ouin, mais non ».

C’est frustrant parce que le Pristiq serait de loin le choix le plus logique et inspirant dans les rares antidépresseurs que je n’ai pas encore essayé (parce qu’il touche la fameuse noradrénaline qui semble me faire effet). Là, je peux choisir deux antidéps qui ont peu de chances de marcher ou je peux retourner à Effexor dont j’étais vraiment tanné des effets secondaires.

Ça gosse parce que c’est du trouble difficile à expliquer pis je suis vraiment au bout du rouleau. Genre, vraiment. J’en étais à me demander cette semaine si on ne devrait pas accorder l’aide médical à mourir aux dépressifs. Parce que le suicide, ça peut donner l’impression d’être un coup de tête de quelqu’un qu’on a laissé seul au mauvais moment. Ça prend aussi du guts pour se pendre ou se trancher les veines, mine de rien.

Avec l’aide médical à mourir, j’ai l’impression que le message serait plus clair avec mon entourage. Genre de consensus de « j’ai essayé fort, mais là, on s’entend que ça ne fonctionne juste pas ».

Là, on va augmenter la dose de ce que je prends (et qui ne me fait rien), des fois que ce serait une question de dosage. Je suis aussi supposé avoir un nouveau psy bientôt. Il revient de vacances la semaine prochaine. Je suis curieux de ça alors c’est comme une petite ficelle qui me tient un peu.

Avoue que comme lecteur ou lectrice, on doit aussi perdre espoir pas mal.

Quelqu’un est aussi scrap que moi? On pourrait se partir un club.

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